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"Bloody Miami

Le Pitch

. « 

Miami est la seule ville d’Amérique – et même du monde, à ma connaissance – où une population venue d’un pays étranger a établi sa domination en l’espace d’une génération à peine. Je veux parler des Cubains de Miami. Ici, Nestor, un policier cubain, se retrouve exilé par son propre peuple pour avoir sauvé de la noyade un misérable émigrant clandestin de La Havane ; Magdalena, sa ravissante petite amie, le quitte pour des horizons plus glamour dans les bras d’un psy spécialiste de l’addiction à la pornographie ; un chef de la police noir décide qu’il en a assez de servir d’alibi à la politique raciale du maire cubain ; un journaliste WASP aux dents longues s’échine à traquer le scoop qui lui permettra de se faire une place à la hauteur de son ambition… et je n’évoque là que quelques-uns des personnages de Bloody Miami. C’est un roman, mais je ne peux m’empêcher de me poser cette question : et si nous étions en train d’y contempler l’aurore de l’avenir de l’Amérique ?

 » Tom Wolfec’est la voix du sang ! » (27-28)

« Le Pitch"

Black Bazar

Le Pitch

. « 

Le héros de Black Bazar est un dandy africain de notre temps, amoureux des cols italiens et des chaussures Weston, qui découvre sa vocation d’écrivain au détour d’un chagrin d’amour. Naviguant entre complainte et dérision, il brosse avec truculence un tableau sans concession de la folie du monde qui l’entoure. Tour à tour burlesque et pathétique, son récit va prêter sa voix à toute une galerie de personnages étonnants, illustrant chacun à leur manière la misère et la grandeur de la condition humaine. Un roman à la verve endiablée, tournant le dos aux convenances et aux idées reçues, par l’une des voix majeures de la littérature francophone actuelle.

 » (Éditions du Seuil, 2009)Le Pitch. « 

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Condition de l’homme global

Essai d’Arjun Appadurai. Traduit en français en 2013, Payot, 432 p.

« Culture, violence, finance, pauvreté et place de l’espoir dans une société du risque, tels sont les principaux thèmes de ce nouveau livre du grand anthropologue indien. L’omniprésence des statistiques qui manipulent le risque nous permet-elle de mieux résister aux incertitudes de la vie, voire de les maîtriser ? Comment certains parmi les plus démunis des vastes mégapoles d’aujourd’hui peuvent-ils malgré l’extrême inégalité qui caractérise leur environnement, obtenir équité, reconnaissance et autonomie ? Et quel sens la violence prend-elle dans un monde global hyperconnecté, où chacun est toujours plus étroitement relié aux autres ? »

http://www.payot-rivages.net/livre_Condition-de-l-homme-global-Arjun-Appadurai_ean13_9782228909853.html

 » Lucide vis-à-vis de la montée des fondamentalismes, Appadurai refuse toutefois l’approche traditionnelle du politique, qui tend à envisager la violence comme le seul mode d’action. Son dernier livre présente les mouvements non violents de la société civile ainsi que les efforts quotidiens des masses silencieuses pour produire la paix, la convivialité, « un certain de degré de routine et de prévisibilité dans des situations porteuses de nombreuses incitations à la violence » (p. 106), comme autant de modalités de positionnement politique, mobilisatrices d’espoir face à l’avenir. En s’inspirant des initiatives et des aspirations des gens ordinaires, il prétend poser les bases d’une « anthropologie du futur », susceptible de convertir notre temps de crise en période de transition. » http://www.laviedesidees.fr/L-avenir-une-categorie.html

(http://leprojetcosmopolis.com/4-arjun-appadurai-vs-samuel-huntington/)

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The Namesake

Film de Mira Nair, 2007, USA, 2h02.

 » Peu de temps après leur mariage arrangé, Ashoke et Ashima quittent Calcutta pour New York. Etrangers l’un à l’autre comme à ce nouveau pays, ils s’efforcent de s’adapter. Ashima donne bientôt naissance à un fils qu’Ashoke baptise du nom du célèbre auteur russe, Gogol.
Jeune Américain de la première génération, Gogol doit se forger sa propre identité entre ses racines bengalies et sa nationalité américaine. Attiré par le mode de vie qui fait son quotidien, il rejette ses origines et fréquente une jeune Américaine. De leur côté, Ashoke et Ashima s’accrochent à leurs traditions…
Pour Gogol, chaque situation provoque un choc entre les deux cultures dont il est issu, mais au-delà de ce que cela engendre de drôle ou de douloureux, le jeune homme finira par dépasser tout ce qui sépare pour découvrir ce qui réunit.. »

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=60685.html

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Couscous aux lardons

Pièce de Farid Omri.

Le pitch : « Rachid aime Marie-Sophie, Marie-Sophie aime Rachid. Un mariage, deux cultures, deux belles-mères… La vie à deux c’est déjà compliqué, mais lorsqu’il s’agit d’un couple mixte, ça devient la folie. Une confrontation des cultures abordée sans parti pris et avec dérision.« 

Découvrir l’auteur : www.youhumour.com/artiste/farid-omri/biographie

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Slums : Cities of Tomorrow

Documentaire de Jean-Nicolas Orhon, 2013, 1h22.

« De nos jours, une personne sur six vit dans un bidonville, squat ou autre habitat précaire. Les gouvernements tentent d’éradiquer ce qu’ils considèrent comme un problème en construisant des logements sociaux, mais la plupart des citoyens refusent de vivre dans ces lieux qui ne sont pas adaptés à leur réalité. Le documentaire « Bidonville : architectures de la ville future » propose une réflexion sur la problématique du logement à l’ère de la surpopulation des villes en nous révélant un point de vue sociologique et philosophique sur les constructions à échelle humaine. Le cinéaste Jean-Nicolas Orhon nous plonge dans l’intimité de citoyens et de familles qui, par leur résilience et leur ingéniosité, ont su bâtir des habitations adaptées à leurs besoins, en s’inspirant souvent des traditions architecturales de leurs communautés d’origine. « Bidonville : architectures de la ville future » est un voyage humain et esthétique à travers les continents : à Mumbai en Inde dans le plus gros bidonville d’Asie ; à Rabat au Maroc sur d’anciennes terres agricoles; à Lakewood au New Jersey dans un tent city ; à Marseille en France dans un quartier de caravanes ; et à Kitcisakik au Québec dans une communauté amérindienne.« 

http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/43309_1

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Un fou noir au pays des blancs

Pièce de Pie Tshibanda

De quoi ça parle ? « Un témoignage autobiographique drôle et féroce sur un sujet bouleversant : son exil forcé depuis l’Afrique vers la Belgique.

Humaines et nuancées, les paroles de Pie Tshibanda nous touchent au plus profond de nous-mêmes. Elles mettent en évidence avec humour et intelligence le regard que nous portons parfois sur ceux que nous ne connaissons pas et la méfiance que nous inspire la différence. »

En savoir plus sur la pièce et son auteur : www.creadiffusion.net/wp-content/uploads/dossier-presentation-unfounoir-160914.pdf
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Petits chocs des civilisations

Pièce de Fellag, acteur et humoriste d’origine algérienne

Extrait du dossier de presse.  » Sous le prétexte que ce sondage d’opinion selon lequel le couscous serait devenu le plat préféré des Français, mon personnage dans cette comédie,suppose que ce résultat est un aveu détourné d’une affection toute nouvelle que les Français ressentent envers les Maghrébins. Partant de cet heureux
constat, il organise un show pour livrer aux Français les secrets de la préparation du couscous afin de sceller «la fraternité retrouvée». Mais, comme nous sommes dans un théâtre où l’absurde le dispute au burlesque, le politique au poétique, son propos vire vite et virevolte dans toutes les directions. Le couscous devient alors un prétexte géant pour surfer joyeusement sur les graves sujets de notre temps.
Petits chocs des civilisations joue sur les peurs, les méfiances et les clichés que les uns et les autres s’inventent pour se protéger… des uns et des autres. C’est une mise en équation humoristique des grands riens et des petits touts qui sèment la zizanie entre l’Islam et l’Occident, le Sud et le Nord, la France et l’Algérie… La France et l’Algérie qui sont mon nombril du monde, les deux mamelles de ma mère Patrie. »
En savoir plus sur :
L’auteur : www.fellag.fr
La pièce : http://www.arts-spectacles-prod.com/fellag/pdf/Dossier%20de%20Presse%20Petits%20chocs%20des%20civilisations.pdf
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Terraferma

Film d’Emmanuel Crialese,FR / IT, 2012, 1h28
« Une petite île au large de la Sicile, à proximité de l’Afrique. Filippo, sa mère et son grand-père n’arrivent plus à vivre de l’activité traditionnelle de la pêche. L’été arrivant, ils décident de louer leur maison aux touristes, qui arrivent de plus en plus nombreux chaque année. Un jour Filippo et son grand-père sauvent des eaux un groupe de clandestins africains malgré l’interdiction des autorités locales. Les familles de pêcheurs, jeunes et anciens, se confrontent alors sur l’attitude à tenir : faut-il les dénoncer aux autorités pour la quiétude des touristes ou respecter les valeurs morales de solidarité héritées du travail de la mer ? »
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=192769.html
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Babel Suisse. Figures de migrants, 1956-2011

Par le photographe Bertrand Cottet. Juin 2011.

La note de l’éditeur – Editions Labor et Fides : « La Suisse change à toute vitesse. Les migrations ont diversifié son image qui passe d’une certaine homogénéité au métissage progressif. Cinquante-neuf migrants installés en Suisse entre 1956 et 2011 présentent leur visage et leurs paysages personnels dans ce livre réalisé par le photographe Bertrand Cottet. Originaires de 27 pays, ils contribuent à l’enrichissement d’un pays dont ils disent majoritairement apprécier la modernité politique tout en regrettant parfois la froideur sociale. Vingt témoignages personnels permettent de mieux comprendre les raisons multiples d’une reconnaissance et d’une nostalgie bien perceptible. Un livre particulièrement indiqué pour la Journée nationale du réfugié, le 16 juin 2012.« 

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« Our School »

Documentaire. 2011, USA/CH, 94 min.

Prix du meilleur documentaire au Human Rights Arts & Films Festival en Australie.

« Le film suit trois enfants roms – Alin, Benjamin et Dana – qui participent à un projet pionnier d’intégration scolaire dans une petite ville de Transylvanie. Ils luttent contre la tradition et l’intolérance avec humour et effronterie.

Filmé sur une période de 4 ans en cinéma direct, NOTRE ECOLE documente sur le fonctionnement des politiques d’intégration tout en montrant d’une manière détaillée la complexité des relations interraciales. Une histoire d’espoir, de racisme quotidien et des possibilités gâchées. »

Le site : ourschoolfilm.blogspot.com

Page facebook : facebook.com/ourschool

Trailer : vimeo.com/20395928

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Écrire la mondialité

De Daniel de Roulet

Présentation LaBaconnière éditeur :  » La mondialisation est ce tourbillon violent qui fait craindre à chacun de perdre ses repères, son emploi et même ses origines. Elle rend la planète inconfortable. La mondialité au contraire admet la que la curiosité de l’homme le conduit à vouloir découvrir l’ensemble de ses semblables, à explorer de fond en comble sa planète y compris par la littérature.

Dans ce nouvel état du monde s’inscrit le travail de l’écrivain et ses fragiles outils. Sa démarche le conduit à repenser à la fois les nouvelles techniques auxquelles il se confronte et la manière d’écrire le XXIe siècle pour apprivoiser cette mondialité lumineuse.

Paru aux Éditions La Baconnière dans la Nouvelle collection Langages dirigée par Daniel Sangsue« 

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Trilogie Fernand Melgar

Vol spécial. 2011. 103 min.  » En Suisse, plus de 200’000 personnes vivent jour après jour la peur au ventre: à tout moment, ces gens risquent de se retrouver en prison sans avoir commis le moindre délit. Ils peuvent finir ligotés, menottés, bâillonnés et renvoyés chez eux de force par vol spécial. Ce pays où ils ont construit une nouvelle vie, fondé une famille, peut d’un jour à l’autre les bannir et les humilier. Pourquoi? Pour la simple raison qu’ils sont des sans-papiers. Chaque année, des milliers d’hommes et de femmes se retrouvent dans l’un des 33 centres de détention administrative du pays, privés de liberté jusqu’à deux ans. Le cinéaste Fernand Melgar a choisi de s’immerger dans la prison de Frambois à Genève, capitale des droits de l’homme. » (http://www.swissfilms.ch/fr/film_search/filmdetails/-/id_film/214653606)

La Forteresse. 2008. 100 min. « La Suisse vient d’adopter la loi la plus restrictive en Europe en matière d’asile. Ce documentaire porte un regard à hauteur d’homme sur un centre d’accueil pour requérants d’asile. Dans ce lieu de transit austère, après un voyage souvent effectué au péril de leur vie, deux cents femmes, hommes et enfants attendent que l’État décide de leur sort. Plongeant au cœur de ce tri quotidien d’êtres humains, le film propose, avec émotion et humour, un regard inédit sur la question aujourd’hui décisive en Europe des flux migratoires et de l’immigration sélective censée l’endiguer.« 

(http://www.lemonde.fr/cinema/article/2012/03/27/la-forteresse-et-vol-special-suisse-terre-d-ecueil_1676358_3476.html)

L’Abri. 2014. 101 min. « Un hiver au cœur d’un hébergement d’urgence pour sans-abris à Lausanne. À la porte de ce souterrain méconnu se déroule chaque soir le même rituel d’entrée dramatique qui donne lieu à des bousculades parfois violentes. Les veilleurs ont la lourde tâche de «trier les pauvres»: femmes et enfants d’abord, hommes ensuite. Alors que la capacité totale de l’abri est de 100 places, seuls 50 «élus» seront admis à l’intérieur et auront droit à un repas chaud et un lit. Les autres savent que la nuit va être longue. »

(http://www.swissfilms.ch/fr/film_search/filmdetails/-/id_film/2146671476)

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Des Ritals en terre romande

De Raymond Durous, Editions de l’Aire, 2012.

« Revient sur l’histoire de ces « saisonniers » italiens qui ont construit la Suisse entre les années 1950 et 80, leur arrivée, leurs conditions, leur installation ou leur retour, leurs enfants.« 

www.editions-aire.ch/details.php?id=1542

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Pidgin City

Réappropriation urbaine par les immigrés.

Investissement d’espaces abandonnés de la ville par les immigrants et développement de nouvelles formes de vie communautaires, de nouveaux usages. Donnent lieu également à de nouvelles configurations identitaires collectives, « polyphoniques ». Naissance de commerces ethniques destinés à cette nouvelle ville. Nouvelle économie alternative locale.

Exemple : le quartier Metropoliz de Rome, où chaque communauté a cherché à recréer leurs espaces habituels de socialisation. Cette occupation de sites, intégration interculturelle et possibilités aux populations de s’auto-organiser et se réinventer.

Voir article d’Adriana Goni Mazzitelli, docteur en anthropologie culturelle (Métropoliques, 15/6/12).

Voir film tourné dans le quartier Metroopoliz, « Space Metropoliz » (www.spacemetropoliz.com)

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Amerrika

Le pitch : « Mouna, divorcée et mère d’un adolescent, est une femme palestinienne enthousiaste et optimiste. Au coeur des territoires occupés, le quotidien est pourtant éprouvant et l’horizon morose. Et puis un jour, quitter cette vie et aller travailler aux États-Unis devient possible : étrangère en son pays, Mouna peut bien l’être ailleurs. Elle part alors avec son fils Fadi rejoindre sa soeur installée depuis 15 ans au fin fond de l’Illinois. Après le réconfort des retrouvailles, Mouna et Fadi vont devoir trouver leur place dans cette « Amreeka » tant rêvée. Mais les États-Unis, partis en guerre contre le « diable » Saddam, ont une bien étrange conception de l’hospitalité. Il en faudra davantage pour freiner Mouna dans sa quête d’une vie meilleure... »

www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=142440.html

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Des Racines et des Réseaux

Essai. Bernard Crettaz. 2012

Présentation de l’éditeur : « Correspondances médiatiques sur la transmission sociale. Conservateur au Musée d’ethnographie et chargé de cours à l’Université de Genève, Bernard Crettaz a eu comme élève Gilles Marchand, qui, après avoir longtemps travaillé dans la presse écrite, est l’actuel directeur de la Radio Télévision Suisse. Entre eux se sont noués des liens solides d’amitié, de recherche et de dialogues ininterrompus. Retiré aujourd’hui dans ses montagnes, Bernard Crettaz s’est décidé un jour à transmettre à Gille Marchand ce qu’on lui avait transmis à lui-même et qui est à l’origine de ses travaux de sociologie sur l’identité, la montagne, la Suisse, la communauté et les récits fondamentaux autour de la vie et de la mort. Le vieil enseignant formulait de plus une question pressante : « Emmène-moi dans ton temps. » Gilles Marchand a accepté d’être son interlocuteur et d’introduire son vieux professeur dans les temps nouveaux. L’élève a donc initié le maître à la révolution médiatique et au monde complexe des connexions infinies. C’est ainsi qu’entre eux est né un dialogue autour des racines et des réseaux avec une question redoutable : dans les nouveaux univers de flux incessants, comment trouver des ancrages tout au fond qui ne soient pas des racines bricolées ? En reprenant la question du dialogue entre les générations. (…) « Passeurs de temps », loin de toute complaisance nostalgique ou passéiste se veut une rencontre positive autour du temps et du futur.« 

www.edcarte.ch/boutique/des-racines-des-reseaux-p-839.html

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Visages de Genève

Exposition photographique.

De Josh Fassbind.

2012-2013 à la Maison Tavel, Genève.

« Genève est un melting pot au coeur de l’Europe. La présence de nombreuses organisations et sociétés internationales ainsi que la qualité de vie poussent chaque année de nombreux étrangers à s’installer dans la ville du bout du lac. Ces habitants, venus des quatre coins du monde, donnent à Genève ce caractère si particulier de ville internationale. Josh Fassbind a voulu rencontrer ces Genevois de passage ou d’adoption pour découvrir leurs visions de sa ville natale.

Pour chaque photographie, il a demandé aux participants de poser dans leur endroit préféré, et de décrire leur expérience de la ville en un mot. Visages de Genève est un travail de découverte et de partage autour d’un lieu de vie commun, un travail sur la multiculturalité qui caractérise notre ville. »

http://institutions.ville-geneve.ch/fr/mah/expositions-evenements/expositions/visages-de-geneve/

Dossier de presse : http://institutions.ville-geneve.ch/fileadmin/user_upload/mah/documents/Expositions/2012/Fassbind-dossier-de-presse.pdf

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La Vie à Sac

Webdocumentaire de Médecins du Monde.

« Quatre destins abîmés, racontés à travers ce qu’il reste à ceux qui n’ont plus grand chose : le contenu de leur sac. Un passeport, un paquet de biscuit, une vieille photo, un souvenir « d’avant »… Une collection d’objets à la fois dérisoire et inestimable.« 

www.lavieasac.com

Voir aussi : http://old.medecinsdumonde.org/gb/Publications/Le-Webdoc-La-vie-a-sac-remporte-un-prix

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A la française !

Pièce d’Edouard Baer. Écrit en 2011.

Présentation :  » Il faut sauver la France ! Triple A menacé, côtes bétonnées, économie délabrée, banlieues olé olé, tout s‘effondre. Grognons, sales, vieux, arrogants, voire chtis, les français eux-­mêmes souffrent de désamour. Quant à l’enthousiasme, il a depuis longtemps quitté le navire. Brésil, Asie, Canada et ces fameux pays nordiques dont on nous rabâche les oreilles, le rêve est ailleurs. La tenue à Paris de la fameuse réunion du G20, assemblée des 20 pays les plus riches du monde est l’occasion idéale pour tenter coûte que coûte de redorer notre blason et de donner un coup de fouet à notre économie. Mais les exposés de spécialistes sont souvent austères. Pour la grande soirée d’ouverture du sommet, les responsables ont besoin d’un petit plus : du sérieux bien sûr mais aussi de l’autodérision, de l’élégance, du prestige, bref du vrai spectacle bien de chez nous. Qui choisir pour faire une présentation générale et originale de la France ?  »  http://www.theatre-contemporain.net/textes/A-la-francaise-Edouard-Baer/

 » Edouard Baer est chargé par le Ministère des Affaires étrangères de redorer l’image de notre cher pays en perte d’influence… Une occasion unique: la soirée d’ouverture du G20 à Paris… Un léger contretemps: c’est demain et étonnament Edouard n’a rien préparé. Une nuit, une nuit durant laquelle Edouard, sa troupe, ses amis, anciens, nouveaux ou de hasard doivent faire surgir la solution de leur imagination. Une France moderne, enthousiasmante, une France qui ré-enchanterait le monde. C’est quoi? C’est où? C’est comment? « 

http://www.theatremarigny.fr/fr/programmation/bdd/id/124–a-la-francaise-

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Voix d’Exils

Média social en ligne

« Migrations et Sociétés. Informations sur les migrations. Autrement. »

voixdexils.ch

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3054 fenêtres sur le monde

Babel a fait exploser les langues. Il faut reconstruire Babel. L’entreprise Google vient de lancer le site internet participatif www.endangeredlanguages.com, afin de mettre en place un effort collaboratif en ligne pour protéger la diversité linguistique au niveau mondial.

Sur le site internet vous pouvez voyager sur une carte du monde situant les langues en danger en précisant le niveau (vulnérable, en danger, en grand danger). Vous pouvez cliquer sur un des points et ainsi arriver sur une page dédiée à cette langue : origine, classification, exemples (textes, vidéos, …). Ce grand projet est intéressant et démontre ici l’intérêt d’Internet et de la mise en action des communautés !

http://www.endangeredlanguages.com/

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Les Utopies réalisables

 » Un cycle de six rencontres pour envisager l’utopie comme une outil de pensée critique (…). Parce qu’il faut bien qu’on nous rappelle de temps à autre que non, on ne vit PAS la fin de l’Histoire ! Et que les futurs et possibles chemins germent quelque part dans un coin de notre cerveau, dans notre imagination, et que ces Mots ne demandent qu’à éclore.« 

www.des-utopies-realisables.ch

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Roma Realities

Projet photographique.

Par Yves Leresche

Le photographe Yves Leresche travaille depuis de nombreuses années avec les Roms à la fois en Suisse et en Roumanie, afin de montrer un autre regard sur cette communauté mobile. Ils offrent un nom, une voix à ceux souvent voués à devenir les ombres de nos villes, condamnés à mendier, à cette communauté si souvent stigmatisée mais dont la culture de la mobilité pourrait nous inspirer.

«  Ce livre est le résultat d’un travail photographique de 3 ans dans les pays des Balkans, en Serbie, en Macédoine, en Albanie, au Kosovo et en Roumanie de 2005 à 2008.

Le but de ce travail en collaboration avec la DDC suisse (développement et coopération) était de faire une enquête sur les conditions de vie des minorités roms vivant dans les Balkans.

Edité en 2009, ce livre est composé de 6 chapitres. Il réuni 103 photographies et 6 interviews d’activistes roms des pays concernés, ils y parlent de la situation des minorités roms à mi-chemin de « la Décade rom 2005-2015 » (programme sur dix ans d’aide à l’intégration des Roms du sud-est européen, soutenu par L’Europe, la Banque Mondiale et différents partenaires dont la DDC suisse).

Pour sensibiliser les populations aux conditions de vie des Roms, ce travail a été exposé 9 fois sur les places publiques des plus grandes villes des Balkans de 2007 à 2009. Il a aussi été présenté à la semaine « Rom » au siège de la Banque mondiale en 2007 à Washington.« 

http://yvesleresche.ch/livres/roma-realities-blakans

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Noéplanète

Pièce d’Arpad Schilling, 2012.

Cette oeuvre hybride met en scène des représentants de plusieurs minorités (Africains sans papiers, Rom, …) pour parler de l’exclusion et de la solidarité. A la fin, le public doit choisir lequel des huit personnages peut être sauvé.

 » Est-ce qu’on peut sauver tous les indigents? Est-ce qu’il y en a, que seul un miracle peut sauver? Qu’est-ce qui nous anime lorsque nous décidons de venir en aide? Et lorsque nous décidons de venir en aide, comment choisissons-nous ceux que nous voulons sauver? Quel est le déroulement de ce processus de sélection? Est-ce qu’il existe un indicateur d’humiliation, d’asservissement ou d’indigence? Quel pauvre est le plus pauvre? Quel migrant est le vrai migrant?

Telles sont quelques-unes des questions que se pose et nous pose Árpád Schilling. Après plusieurs années d’absence, l’impressionnant metteur en scène hongrois fait son retour avec Noéplanète, une création pour laquelle il s’est entouré d’une jeune équipe d’acteurs, de danseurs et de circassiens. Ensemble, ces artistes composent une arche de Noé moderne qui nous entraîne dans un voyage de projections, de musiques et de lumières, au cœur des crises de notre monde actuel. Une invitation à explorer, avec eux, quelques pistes pour penser un autre modèle de société. »

http://www.comedie.ch/spectacle/noeplanete

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La clé de la chambre à lessive

Documentaire.

De Floriane Devigne et Fred Florey, 2013.

Présenté au Festival Visions du Réel de Nyon, avril 2013.

 » Dans l’immeuble du 85, rue de Genève à Lausanne, la clé de la chambre à lessive est bien plus qu’une simple clé servant à ouvrir la porte de la buanderie collective. La rencontre entre ce symbole d’une mentalité respectueuse de l’ordre bien helvétique et les locataires placés dans des appartements de secours par le service social de la ville ne va pas de soi. Traditionnellement située dans les caves, les habitants se partagent ici cette minuscule chambre à lessive dans le hall d’entrée de l’immeuble, les sous-sols étant réservés à la prostitution. Pour faire régner l’ordre et la propreté, le propriétaire a engagé Claudina, une nouvelle «dame lessive». « 

Mélange des cultures, cohabitation et quotidien partagé dans un microcosme urbain.

http://www.swissfilms.ch/fr/film_search/filmdetails/-/id_film/2146547496

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TransHumance

« Dans la poussière soulevée par nos pas, il y aurait la poussière de toutes les errances, de toutes les transhumances, de toutes les migrations passées et à venir. Ce serait toi, ce serait moi, mais pas tout à fait, ce serait nous. Oui, je voudrais être un troupeau en marche, emporté… réuni.» Camille&Manolo – Directeurs artistiques de TransHumance

TransHumance, projet territorial et international euro-méditerranéen, avec 600 km de parcours, a sillonné l’ensemble des Bouches du Rhône et traversé 7 parcs et réserves partenaires et 40 communes et communautés d’agglomération, Transhumance est arrivé à Marseille comme un grand événement populaire et fédérateur. Liant nature, culture, territoire, ce projet singulier considéré comme l’un des temps forts structurant de la Capitale Européenne de la Culture a donc touché des milliers et même des centaines de milliers de personnes. Cette empathie, cette adhésion populaire porte sur les problématiques essentielles de la compagnie du Théâtre du Centaure, sur le lien à l’animal et par là le lien à l’autre et à la nature pour exister ensemble.

http://www.theatreducentaure.com/TransHumance

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Cosmopolis : explorer la mondialisation des villes

« Les villes ont toujours été cosmopolites. On y trouve des personnes, des choses, des idées, des modes de vie venant d’ailleurs. En raison de l’accélération de la mondialisation ces dernières années, ce phénomène s’est intensifié. C’est de cela qu’a traité cette exposition en montrant que les villes sont toujours plus interconnectées et faites de morceaux d’ailleurs.

Cosmopolis explore trois villes sur trois continents, Hanoï, Ouagadougou et Palerme.

Ces villes ont été dans les marges des échanges mondiaux pendant une partie importante du XXe siècle. Il y a 20 ans cette situation a changé : elles se sont à nouveau ouvertes au monde. Elles constituent donc de bons laboratoires pour comprendre comment les villes se mondialisent.

Largement internationalisée et située dans un pays prospère depuis longtemps, Neuchâtel est la ville-témoin de cette exposition. Des éléments témoignant de sa mondialisation ont été rapprochés des transformations dans les trois villes-laboratoires. »

http://www2.unine.ch/cosmopolis

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Femmes de Coeur et d’Épices

Ouvrage collectif. Éditions G d’Encre, 2010.

 » 24 femmes de 4 continents vous livrent leurs secrets de cuisine et quelques morceaux choisis de leur histoire de vie. Ce magnifique livre a reçu le pris « Salut l’Etranger », attribué par le Conseil d’État neuchâtelois. »

http://www.editions-gdencre.ch/collections/13-femmes-de-coeur-et-d-epices-9782940257713.html

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Né quelque part

Film de Mohamed Hamidi, 2013.

 » Farid, jeune Français de 26 ans doit aller en Algérie pour sauver la maison de son père. Découvrant ce pays où il n’a jamais mis les pieds, il tombe sous le charme d’une galerie de personnages étonnants dont l’humour et la simplicité vont profondément le toucher. Parmi eux, son cousin, un jeune homme vif et débrouillard qui nourrit le rêve de pouvoir rejoindre la France… « 

www.premiere.fr/film/Ne-Quelque-Part-3130514

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Oumma. Un reporter au Moyen-Orient

Par le journaliste Alfred de Montesquieu, 2013, Éditions du Seuil.

Grâce à l’auteur, on fait connaissance avec la Oumma, communauté transnationale de croyants, composée de 1,6 milliard de musulmans, du Maroc au Pakistan en passant par la Libye.

www.seuil.com/livre-9782021097900.htm

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Faut-il abolir les frontières ?

« Protectionnisme, migrations, conflits. Cinquante cartes pour comprendre.« 

www.monde-diplomatique.fr/mav/128

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L’extraordinaire voyage du fakir…

Roman de Romain Puértolas. Éditions Le Dilettante.

Rentrée littéraire 2013.

« Traiter d’un sujet grave, la traversée de clandestins, victimes, pris dans des réseaux de passeurs puis dans d’autres réseaux, prostitution, travail forcé, pour rembourser, via la Comédie. Travaillant à la police des frontières, l’auteur a lui-même été attaché un temps à une unité chargée de lutter contre ces réseaux. Interpréter la réalité d’une façon décalée, c’est sa manière de vivre. » (La Grande Librairie, 12/13)

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La Marche

Film de Nabil Ben Yadir, FR, 2013, 2h.

 » En 1983, dans une France en proie à l’intolérance et aux actes de violence raciale, trois jeunes adolescents et le curé des Minguettes lancent une grande Marche pacifique pour l’égalité et contre le racisme, de plus de 1000 km entre Marseille et Paris. Malgré les difficultés et les résistances rencontrées, leur mouvement va faire naître un véritable élan d’espoir à la manière de Gandhi et Martin Luther King. Ils uniront à leur arrivée plus de 100 000 personnes venues de tous horizons, et donneront à la France son nouveau visage.« 

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=208743.html

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Un Oeil sur la Planète

« Faut-il quitter la France ? » « Colombie, Mongolie, Ethiopie. Les nouveaux Eldorados. » A l’instar de nombreux autres magazines, celui-ci ne cesse de s’intéresser aux mouvements des uns et des autres…

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/un-oeil-sur-la-planete/un-oeil-sur-la-planete-du-lundi-28-octobre-2013_703699.html

http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/04/07/faut-il-quitter-la-france_4396018_3246.html

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Inch Allah

De Grand Corps Malade et Reda Taliani. 2011

 » Une chanson qui porte haut nos valeurs d’espoir, de mixité et de partage. »

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1368450-moi-grand-corps-malade-je-suis-interdit-de-concert-je-ne-compte-pas-me-taire.html

C’est un son plein de sourires dans un climat tendu
qui espèrent et respirent dans cette époque tordue
C’est le son qui propose des virages des voyages,
des clameurs, des visages,
C’est le son des mariages Si on chantait de toutes les couleurs
On va faire danser les corps et les coeurs
Si on est tous ensemble, ça nous suffira
Si nos voix se rassemblent on nous entendra C’est le son qui éclaire, qui partage et rassemble
c’est les beaux quartiers qui dansent avec les grands
ensembles
Ceux qui souhaitent un pays convivial alors ils croient en
une autre identité nationale
C’est le son qui reve en réalité et change les
mentalités, tue la morosité
Il invente, imagine et renverse les clichés établis et
oublie leur tristesse
Tous les codes sont bannis et révisés, on mettra des
baggys jusqu’à l’Elysée
Plus de quotas dans le foot, peu importe on gardera les
meilleurs
Les blaireaux les fachos c’est la même
C’est quand y en a beaucoup que ça pose des problèmes
On voit marier Yacine et Delphine pas seulement pour la rime

(…)

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Bienvenue aux Pâquis !

Une série documentaire de 5 x 45min. de Jean-Paul Mudry.
En coproduction avec la RTS.

Le pitch : « Attirant, mystérieux, dangereux, animé, populaire et familial, le quartier des Pâquis à Genève, concentre tous les aspects d’une ville moderne. Bienvenue aux Pâquis propose une immersion exceptionnelle au coeur d’un quartier qui rayonne bien au-delà de l’arc lémanique. En suivant six ou sept personnages, habitant ou travaillant aux Pâquis, cette série tente de décrypter les enjeux de la cohabitation et du melting pot culturel et nous entraîne dans un univers sous haute tension… !« 

http://www.closeupfilms.ch/productions/

Festival tous Écrans 2013.

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Le nom des gens

Film de Michel Leclerc, FR, 2010, 1h44.

Avec Jacques Gamblin, Sara Forestier

 » Bahia Benmahmoud, jeune femme extravertie, se fait une haute idée de l’engagement politique puisqu’elle n’hésite pas à coucher avec ses ennemis pour les convertir à sa cause – ce qui peut faire beaucoup de monde vu qu’en gros, tous les gens de droite sont concernés. En règle générale, elle obtient de bons résultats. Jusqu’au jour où elle rencontre Arthur Martin, comme celui des cuisines, quadragénaire discret, adepte du risque zéro. Elle se dit qu’avec un nom pareil, il est forcément un peu facho. Mais les noms sont fourbes et les apparences trompeuses…« 

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=172167.html

Extrait :

 » (…) A Auschwitz ? Mais c’est génial ! Attends t’es juif, jsuis arabe, en plus on a plein de morts dans nos familles à cause des flics français. Non mais attends c’est trop la classe, à nous deux on est la France tu comprends, nos familles c’est une partie de l’Histoire qui fait l’amour à l’autre. Jcrois que ça me donne envie de pleurer là.

Jsuis pas juif, ok. Je crois pas en Dieu, j’ai jamais mis les pieds dans une synagogue, je me fous d’Israël et je m’appelle Arthur Martin.

Bon ben t’as honte, c’est tout.

Mais non. T’es musulmane toi ?

Non. Mais juif c’est pas pareil.

Mais si c’est pareil. On est des bâtards, on est des gens qui savent pas vraiment qui ils sont ni d’où ils viennent. Et c’est très bien comme ça. »

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Lieux et passages

Ouvrage pluridisciplinaire sur une région transfrontalière. Pour dépasser la frontière.

« (…) aborde de manière positive une question d’actualité : celle de la circulation. » « Ce qui caractérise les Trois-Chêne, c’est le passage (…) » Parler du Grand Genève avec un ancrage historique. Le CEVA comme l’aboutissement d’un processus. « Nous ne pouvons plus réfléchir en termes de frontière administrative. Ce n’est plus d’époque. Aujourd’hui, nous sommes dans une politique d’ouverture, il faut dépasser les frontières. » (Pierre Monnoyeur, historien). (Signé Genève mercredi 5 mars 2014)

Une feuille rouge d’un côté, blanche de l’autre, comme une incitation à aller voir de l’autre côté… des régionalismes, des nationalismes. En 2014, Genève la transnationale, la tranfrontalière met le Grand Genève à l’honneur.

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La Cour de Babel

Documentaire de Julie Bertolucci, 2014, 89 min.

Filme une classe d’accueil en 2014 à Paris. Avec des enfants qui rêvent, une enseignante qui rêve, une documentariste qui rêve.

Synopsis :  » Ils viennent d’arriver en France. Ils sont Irlandais, Serbes, Brésiliens, Tunisiens, Chinois ou Sénégalais… Pendant un an, Julie Bertuccelli a filmé les échanges, les conflits et les joies de ce groupe de collégiens âgés de 11 à 15 ans, réunis dans une même classe d’accueil pour apprendre le français. Dans ce petit théâtre du monde s’expriment l’innocence, l’énergie et les contradictions de ces adolescents qui, animés par le même désir de changer de vie, remettent en cause beaucoup d’idées reçues sur la jeunesse et l’intégration et nous font espérer en l’avenir… » http://www.filmsdupoisson.com/#detail_film.php?id=81

http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/03/11/la-cour-de-babel-des-ados-unis-dans-la-diversite_4380777_3246.html

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Geneva always welcomes you

Court-métrage de l’Association AGIR, par Frédéric Baillif, 2014.

« Un mois après la votation contre l’immigration de masse, la société civile se mobilise en faveur de la Genève internationale et de ses acteurs. » (Julien de Weck)

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/La-societe-civile-se-mobilise-en-faveur-de-la-Geneve-internationale/story/20292636?cache=9efAwefu

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Vienomade.com

Pour suivre les aventures d’une NomaGeek.

 » Bonjour et bienvenue! Mon nom est Corinne et je suis la plume et l’objectif derrière Vie Nomade. En 2008 j’ai décidé que ma vie devait changer, et vite. Il me fallait du mouvement, de l’inspiration, du changement. Le voyage a été la réponse la plus simple et la plus évidente.

J’ai donc pris du temps pour me défaire de tout ce qui m’ancrait sur place et en 2010 sans domicile fixe, je suis devenue nomade, avec 3000€, 14kg sur mon dos et un billet d’aller sans retour en poche pour l’Asie.

Mon nomadisme a été un choix de vie alternatif qui n’a pas manqué de challenges, mais qui a abouti et que je continue de peaufiner et d’explorer. Et j’aime penser que Vie Nomade est un témoignage de réussite, une preuve que chacun peut se donner des ailes pour façonner sa vie à sa façon, en-deça des normes, au-delà des marges et des frontières.

J’y partage tout ce que mon choix m’a permis d’expérimenter et d’observer, j’y glisse la beauté et les émotions à côté desquelles j’aurais pu passer, pour rendre hommage au monde, à la vie, à la liberté et à toute cette force qui sommeille au fond de nous et qui n’attend que d’être réveillée.« 

(vie-nomade.com/projet)

Alors, where is home?
14 septembre 2013

How do you go home when you don’t belong anywhere? Is there a place somewhere, in between? Is home where you grew up? Is it where you had the most memories, or the best, or the worst maybe? Is it where your family is?

Home for me is where my heart lies, where my friends are. It is torn in little pieces, scattered around the continents. They are all moving, following the flow of their life and so am I.

Home, for me, is an endless motion on an invisible continent.

And later on today, in suspension on a train, in between two borders, I know that I will feel weary, but also full of certainties.
Because I learnt that love is giving freedom to be, love is giving space to go, love is hoping for the best for you, no matter how far you are, my friend.

And now I’m going back home, like I always use to. See you soon…

(vie-nomade.com/2013/where-is-home)

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Tobie Nathan, l’ethno-psychiatre

«  Universitaire, ethnologue, diplomate, Tobie Nathan est, d’abord un intellectuel né au sein d’une vieille famille juive égyptienne. Il a exercé des fonctions de Conseiller culturel en Israël et en Guinée, après avoir collaboré au Centre de consultations ethnopsychiatriques de l’hôpital Avicenne de Bobigny. Tobie Nathan a publié de nombreux ouvrages, fruit de son expérience au Centre Georges Devereux qu’il a fondé en 1993 – dont La nouvelle interprétation des rêves ou Psychanalyse païenne. il est également l’auteur de romans policiers (aux éditions Rivages). En 2010, il a publié chez Grasset Qui a tué Arlozoroff ? Très tôt, dans son enfance égyptienne, Tobie Nathan a entretenu une native complicité avec les mythes, les légendes et, d”une manière générale, avec la “pensée magique” qui, selon lui, reste l’ADN le plus fiable de la nature humaine. Cette affinité avec l’étrange, avec l’étrangeté de l’autre, l’a conduit très tôt vers l’ethnopsychiatrie de Georges Devereux, ce freudien hérétique qui voulait analyser ses patients en les inscrivant dans leur contexte culturel. De là, est née une oeuvre passionnante, toujours fidèle au légendaire, mais articulée autour des concepts les plus aigus de la psychologie. Sorciers, chamans, vieux sages, marabouts, et autres créatures pittoresques eurent plein droit de cité dans ses livres – et dans sa vie.C’est cette vie, précisément, que Tobie Nathan a entrepris de raconter, en va-et-vient, dans l’”ethno-roman” qu’il nous propose ici. Le voici donc dans la Sorbonne post-soixante huitarde, dans les services psychiatriques où il officie, dans sa mémoire égyptienne, chez les fous-sages chez des sages un peu dingues, chez les devins d’Afrique et dans les dîners d’Ambassade… Sur ce monde, notre monde, il pose un regard d’adulte émerveillé et mélancolique, pessimiste, lucide, généreux. Cette autobiograhie intellectuelle, morale et savante, se lit comme un roman : le roman d’une belle vie. » (Présentation de Grasset)

https://tobienathan.wordpress.com/litteratures/%e2%80%a2-ethno-roman/

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Barrez-vous !

De Félix Marquardt, 2013.

Voir la tribune « Jeunes de France, votre salut est ailleurs : barrez-vous ! »

« Jeunes de France, ceci n’est pas une incitation à l’évasion fiscale mais à l’évasion tout court. »

http://www.liberation.fr/societe/2012/09/03/jeunes-de-france-votre-salut-est-ailleurs-barrez-vous_843642

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Athènes

Projet photographique par Didier Ben Loulou. Éditions de la Table ronde, 96 pages.

 » Grèce. Métèques, Attique et troc. Dans les bas-fonds d’Athènes et du Pirée, le photographe Didier Ben Loulou a saisi les corps, les regards et l’énergie de migrants du monde entier. » (Libération, 2/4/14)

 » Les Grecs ont d’abord bien accueilli les immigrés, ce sont eux-mêmes des voyageurs. Et maintenant, ils ont Aube dorée. »

« J’ai découvert les bas-fonds, les ruelles où se croisent des gens venus du monde entier, Soudan, Sri Lanka, Erythrée. Plus des Roms et des Grecs. Ils vendent à même le sol des DVD porno, des ventilos, de la fausse maroquinerie. Cette population d’errants, de miséreux, qui fouillent les poubelles, troquent et trafiquent, avec les enfants qui traînent, m’a fait penser au Paris du XIXe photographié par Charles Nègre. »

« Athènes est pour eux une étape dans un long voyage. C’est une humanité dans la précarité, l’errance, un peu perdue, assez tragique. »

(www.didierbenloulou.com)

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Forum Expat

Cité de la mode et du design, Paris, chaque année fin mai-début juin.

 » Venez construire votre projet à l’international  »

 » Avec plus de 80 exposants et 15 pays représentés, des milliers d’opportunités d’emploi dans le monde entier, des conférences thématiques et des ateliers coaching carrières, Forum Expat, est le plus grand événement français consacré à la mobilité internationale. »

Pour ceux qui veulent travailler, vivre ou créer son entreprise à l’étranger. Pour rencontrer les pays à la recherche de talents français, saisir des opportunités d’emploi et entrepreneuriat, préparer son expatriation.

http://www.leforumexpat.com/

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Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?

Film de Philippe de Chauveron. FR / 2014 / 1h37.

 » Claude et Marie Verneuil, issus de la grande bourgeoisie catholique provinciale sont des parents plutôt « vieille France ». Mais ils se sont toujours obligés à faire preuve d’ouverture d’esprit…Les pilules furent cependant bien difficiles à avaler quand leur première fille épousa un musulman, leur seconde un juif et leur troisième un chinois.
Leurs espoirs de voir enfin l’une d’elles se marier à l’église se cristallisent donc sur la cadette, qui, alléluia, vient de rencontrer un bon catholique.« 

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=222259.html

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Amour sur place ou à emporter

Pièce / Film d’Amelle Chabbi / FR / 2014 / 2h25.

 » Amelle et Noom sont deux jeunes trentenaires que tout oppose et que le destin va réunir. ELLE sérieuse, manager au Starbucks, dynamique et LUI en dilettante, malin, et apprenti comique. Tous deux victimes de déceptions amoureuses, ils ont juré qu’on ne les y prendra plus. Alors comment faire quand malgré tout ces contraires s’attirent ? Un jeu de séduction se met alors en place pour notre plus grand bonheur. Mais tout n’est pas si rose, les familles, les amis, les collègues s’en mêlent, les guerres sont déclarées, les brouilles explosent. Pris entre les racines de leur éducation et le feu de leurs sentiments, quel camp vont-ils choisir ? L’amour triomphera-t-il ? Une chose est sure, ils nous feront passer un bon moment de franche rigolade et d’émotions…« 

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=220547.html

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Bâtard

Tête droite ou tête gauche. / Tes beauf ou baubau de Paris.
Soit tes l’un ou soit tes l’autre. / Tes un homme ou bien tu périe.
Tutrices ou péripatéticiennes. / Féministe ou la ferme.
Soit tes machos soit homo. / Météphobes ou sexuel.
Mécréants ou terroristes. / Tes veuch ou bien tes barbus.
Conspirationniste, illuminati, mitomaniste ou vendu.
Rien du tout ou tout tout de suite. / Du tout au tout indécis.
Entre change d’avis imbécile. / Mais t’es Hutu ou Tutsi ?
Flamand ou Wallon. / Bras ballant ou bras long.
Finalement tes racistes. / Mais tes blanc ou bien tes marrons.

Ni l’un ni l’autre. / Batard tu est. / Tu l’était et tu le reste.
Ni l’un ni l’autre , je suis, j’était et resterai moi. / Ni l’un ni l’autre , je suis, j’était et resterai moi.
Ni l’un ni l’autre , je suis, j’était et resterai moi. / Ni l’un ni l’autre , je suis, j’était et resterai moi.

Heinnn pardon, monsieur ne prend pas partie. / Monsieur n’est même pas raciste.
Vue que monsieur n’a pas de racine. / D’ailleurs monsieur à un ami noir.
Et même un ami Arien. / Monsieur est mieux que tous sa.
D’ailleurs tous sa ne sert à rien. / Et vaux mieux ne rien faire que de faire mal.
Les mains dans la merde ou bien dans les anals. / Trou du cul ou bien nombrils du monde.
Monsieur ce la pète plus au haut que son trou de balle. / Surtout pas de coup de gueule faut être calme.
Faut être doux, faut être calme. / Faut être dans le coup , faut être branchouille. / Pour être bien partout.
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L’Appel de Londres

Pièce de Philippe Lellouche, mise en scène par Marion Sarraut, 2015.

 » Ils sont trois. Ils ne se connaissent pas. Ils ont quitté la France pour s’installer à Londres. Le premier est parti par amour, le deuxième ne croit plus aux valeurs morales de son pays et le troisième fuit le Fisc. François, l’écrivain, Charles, l’avocat, Jean-Christophe, le trader, déçus par leur patrie et malheureux d’être obligés de trouver un ailleurs pour respirer mieux, émigrent à Londres. Ce n’est pas si loin de la France, c’est juste de l’autre côté du channel ! Et pourtant… Un soir de 14 juillet, ils trouvent un port d’attache, une bouffée d’oxygène. Ce petit restaurant où l’on parle français, où l’on mange français, ce havre de paix, empli de joie et de soleil comme Marianne, la patronne… Et soudain, cet « appel » vers la patrie qui éclate comme un feu d’artifice, véritable pétard lancé dans la rue un soir de 14 juillet, et qui va tout faire basculer… »  (http://www.aubalcon.fr/pieces/fiche/lappel-de-londres)

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Eden à l’Ouest

Film de Costa Gavras, FR/GR, 2009, 1h50

 » « Partir, c’est mourir un peu ». Au poète Edmond Haraucourt, Costa-Gavras répond : « immigrer, c’est partir pour renaître ailleurs ». Quarante ans après Z, son film emblématique multiprimé, le réalisateur n’a pas désarmé. En suivant le périple d’Elias (Riccardo Scamarcio), ce migrant confronté à l’inconnu, il nous invite à voir le monde avec ses yeux et nous met finalement face à nous-mêmes. » (France 4, 25/06/14)

 » Comme dans l’Odyssée, c’est en mer Egée que l’aventure d’Elias, notre héros sans légende, commence. Sur la même mer, sous le même soleil et le même ciel qu’à l’aube de la civilisation. Après bien des péripéties, dont une escale au paradis et un bref séjour en enfer, son épopée finit magiquement à Paris. Paris, que chaque errant voit briller au plus profond de ses rêves dans son sommeil incertain.
« Eden à l’Ouest tente de faire écho au parcours, à l’errance, à l’histoire de ceux – hier ce fut nous-mêmes ou nos pères et mères – qui traversent la terre, bravent les océans et les uniformes à la recherche d’un toit. L’histoire d’Elias n’est pas celle d’Ulysse, ni celle de Jean-Claude, ni la mienne. Mais je me reconnais dans Elias, cet étranger qui ne m’est pas étranger… »  » (http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=133334.html)

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Festival International des Films de la Diaspora Africaine

Prochaine édition : 9-11 septembre 2016 à Paris

« Ouvrir la réflexion sur le vécu des personnes d’Afrique et d’origine africaine partout dans le monde» Diarah N’DAW-SPECH

« Bâtir un pont avec une production audiovisuelle riche et variée pour enrichir le dialogue des cultures » Reinaldo BARROSO-SPECH

fifda.org

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Le « Gène du Nomade »

20 % des humains seraient porteurs du gène

Identifié précisément comme le gène DRD4-7R, les scientifiques l’ont gentiment surnommé le «Wanderlust gene». Bien qu’il semble que ce soit seulement une personne sur cinq qui en serait porteuse (20 % de la population), cela serait beaucoup plus présent dans les sociétés dont les ancêtres ont migré, donc beaucoup voyagé.

http://nomadjunkies.com/le-gene-nomade-20-de-la-population-laurait/

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Tourisme et Migration « génétique »

 » (…) Then about three years ago she learned about 23andMe, and using DNA to explore your own ancestry. For her it was a perfect mix of cutting edge science that also gave you insight into your family’s genetic history. So she got tested. “That was probably the most important thing that has ever happened to me,” Laura said. “When I took the test I was shocked to discover that I shared DNA with the Sami people of the northern Arctic.” That strange connection when she felt, suddenly made sense. (…) Her visits became more focused on an area in northern Norway around Kautokeino. Then last summer she took an even bigger step, she packed up everything she owned, put her two cats in pet carriers and moved to Norwegian Arctic and the heart of Sami reindeer herding country. There she enrolled in Sami University to study the language. (…) Her visits had been an effort to understand the genetic connection she had with the place, even cataloguing her exploration in a blog called “Genetic Nomad.” (…) Even after a harsh winter, the draw of the place hasn’t changed, she said. Her connection to the place and the people has only grown stronger, she said. Laura said she marvels that a simple DNA test could have had such an impact on her life, and she believes it could do the same for others. (…)“I found my tribe,” Laura said. “I don’t think I could ever properly express my gratitude or how powerful I believe the ancestry portion of this test can be for humanity or for people who felt they had no history.

http://blog.23andme.com/23andme-customer-stories/genetic-nomad/#fIP5iYhBcjst7m50.99

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Petit éloge de l’errance

D’Akira Mizubayashi. Collection Gallimard.

«C’est cet effort d’absence volontaire, de déracinement voulu, de distanciation active par rapport à son milieu qui paraît toujours naturel, c’est donc cette manière de s’éloigner de soi-même – ne serait-ce que momentanément et provisoirement –, de se séparer du natal, du national et de ce qui, plus généralement, le fixe dans une étroitesse identitaire, c’est cela et surtout cela que j’appellerai errance.» http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-2/Petit-eloge-de-l-errance

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Infidèles & Un pays pour mourir

Romans d’Abdellah Taïa, Éditions du Seuil

Infidèles traite de l’immigration marocaine vers l’Europe, sous les traits de Jalal, exilé à Bruxelles. Un voyage sans retour possible. En route, dans l’errance, il perd ses illusions.

Un pays pour mourir. « Paris, été 2010. Zahira, une prostituée marocaine en fin de carrière, est une femme généreuse malgré les humiliations et la misère. Son ami Aziz, sur le point de changer de sexe, est dans le doute. Mojtaba, un révolutionnaire iranien homosexuel qui a fui son pays, croise son chemin et loge chez elle durant le mois du ramadan. Allal, son premier amour, va quitter le Maroc pour la retrouver.

À travers des fragments de vie qui s’entrechoquent violemment les uns contre les autres, Un pays pour mourir suit ces émigrés, rêveurs et invisibles, dans leur dernier combat. Des destins fracassés au cœur d’un monde postcolonial où trouver sa vraie place, avoir une deuxième chance s’avère impossible. » (http://www.seuil.com/livre-9782021219753.htm)

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Border

Projet photographique sur la frontière de Ludovic Burel.

http://from.esad-gv.fr/archives/docs/PDF/ludovic_burel_else_4.pdf

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Cosmopolitanie

De Soprano, 2014.

Projet musical dont le titre reprend un mot que l’artiste a inventé pour décrire Marseille. Cosmopolitanie, « une petite ville dans sa tête, où on peut tout mélanger ». Un mot qui correspond à sa philosphie de vie, le goût des mélanges, qui s’illustre dans cet album dont chaque chanson prend une couleur différente.

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Plaidoyer pour l’Europe

De Robert Menasse, Éditions Zsolnay

Plaidoyer pour une Europe post-nationale et centrée sur les régions. Critique du Conseil des Ministres européens, de ministres qui selon l’auteur privilégient uniquement la défense de leurs nations respectives au détriment de l’intérêt commun.

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Habiter

Essai de Michel Serre, Éditions Le Pommier, 2011.

Dans cet essai l’auteur s’intéresse entre autres à des lieux comme les gares, ports, aéroports, « où l’on habite sans habiter ». Un livre qui se lit comme une promenade. Promenade dans un monde où on peut désormais garder toute sa vie la même adresse quel que soit le lieu où on réside.

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La Caravane des Migrants

« La semaine d’action de la Caravane des sans-papiers et réfugiés qui a eu lieu du 20 au 28 juin 2014 à Bruxelles a été un événement sans précédent. En effet, c’est près de 500 sans-papiers, réfugiés, migrants et soutiens (avec une très large majorité de migrants) qui se sont réunis une semaine durant pour des actions et discussions en marge du sommet des chefs d’État qui abordait les questions migratoires européennes.« 

http://www.altersummit.eu/accueil/article/la-caravane-des-sans-papiers?lang=en

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A Naniwa, qu’importe

Pièce chorégraphique de Myriam Zoulias d’après « YOROBOSHI » de Kanze Juro Motomasa, 1h.

 » A partir de la pièce de Nô « Yoroboshi » le Groupe du Vent, dans une approche chorégraphique de cette pièce, met l’accent sur l’Errance, comme état originel de la condition humaine.« 

http://www.plateaux.ch/spectacle/a-naniwa-quimporte/

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Ethnopoly

Jeu de l’oie interculturel. Pour une meilleure connaissance et coexistence entre les cultures.

http://www.ethnopoly.ch/index.php?id=447&L=1

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Little Senegal

Film de Rachid Bouchareb, ALG/FR/ALL, 2001, 1h38.

« Passionné par l’histoire de son peuple, Alloune, un vieux guide du musée africain « La Maison des Esclaves » à Gorée, part en pèlerinage pour retrouver les descendants de ses ancêtres aux Etats-Unis. Cet émouvant voyage va le mener des côtes de Caroline du Sud au quartier de Harlem où vit la communauté africaine, Little Senegal. Alloune, animé par l’idée de réunir sa famille par delà les siècles et les frontières, remonte jusqu’à une lointaine cousine, Ida, qui ignore tout de son passé. Le vieil homme croise également les chemins de son neveu Hassan, chauffeur de taxi clandestin, de sa fiancée Biram, d’Eileen, enceinte et fugueuse, et de Karim, qui cherche à faire un mariage blanc pour obtenir la carte verte. Tous les quatre comprennent mal la quête d’Alloune. »

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=28417.html

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Babel after the war

Théâtre musical d’ Alberto Manguel et Xavier Dayer.

Questionne l’exil moderne pour amener une nouvelle réflexion. Transposition du mythe de la Tour de Babel dans un contexte contemporain, sous forme de procès de quatre exilés-prisonniers : Ulysse, le Juif errant, le Palestinien déplacé, l’Inuit dépouillé.

http://www.alteregoproject.ch/babel.html

« « Moi-même, j’étais une exilée », dit Victoria Harmandjieva. Cette pianiste helvético-bulgare, diplômée de conservatoires en Bulgarie, à Paris et à Genève, est à l’origine du projet. « J’ai été une fille de l’Est et je suis devenue une fille de l’Ouest. Ce n’est que lorsque j’ai choisi de ne pas être entre les deux – dans cet espace d’attente où il y a une non-vie – que j’ai pu devenir moi-même. » » (citée dans Le Temps, jeudi 15 mai 2014, article de Julian Sykes)

« Alberto Manguel juge la condition de l’exilé au XXIe siècle plus préoccupante que jamais. « De nos jours, parce que nous vivons dans un monde complètement contrôlé, surveillé et soumis à des lois économiques, le fait que nous soyons subitement nomades – à la suite d’un conflit ou d’un désastre écologique – et que nous soyons obligés de partir pour nous installer ailleurs n’est pas pris en compte. Or, moi certainement, et peut-être vous-mêmes, n’existerions pas si nous n’avions pas été accueillis quelque part à un certain moment. Nous sommes tous des immigrés. » » (cité dans Le Temps, jeudi 15 mai 2014, article de Julian Sykes).

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L’Europe des régions

Pour la région complexe vs l’État-nation simplificateur. un fédéralisme de communautés de taille réduite. Une Europe comme un réseau articulé autour de pôles urbains. Parce que pour l’auteur l’État-nation est une utopie, une mauvaise base pour construire l’Europe, et une échelle inadaptée aux problématiques contemporaines, urbaines et mobiles. Ce fédéralisme de régions, ethniques, transfrontalières ou fonctionnelles qu’il prône règlerait la question des minorités tout en ne faisant pas forcément disparaître les nations.

http://www.fondationderougemont.org/.

http://www.fondationderougemont.org/txt/denis.html

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La condition cosmopolite. L’anthropologie à l’épreuve du piège identitaire

Essai de Michel Agier, 2013.

« Nous voyageons davantage qu’auparavant, pour le travail ou pour les vacances, pensant même parfois que les frontières ont disparu! Pourtant la mondialisation n’a pas supprimé les frontières, elle les transforme, les rend plus incertaines, les fait même parfois disparaitre sous des murs… » (France Inter, 10/3/13)

http://www.franceinter.fr/emission-parenthese-mondialisation-sommes-nous-des-citoyens-du-monde

Pour Michel Agier, le mur s’oppose à la frontière espace d’ouverture et de fermeture, de rencontres et d’échanges, contrairement au mur derrière lequel on ne sait ce qui s’y trouve et invente des monstres.

http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-La_condition_cosmopolite-9782707174086.htmlhttp://widget.editis.com/ladecouverte/9782707174086/#page/22/mode/1up

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En France

Compilation de reportages de la journaliste Florence Aubenas, Éditions de l’Olivier, 2014, 238 pages.

Tour de la France des marges, la France en crise, les territoires souvent oubliés de l’actualité. La France du vote anti-système.

 » Tous les articles furent publiés dans Le Monde. Liés les uns aux autres, ces reportages « finissent par dessiner, en pointillé, un ­territoire », remarque Florence Aubenas, dans son avant-propos. Au point qu’elle a choisi ce simple titre, En France. C’est en effet l’impression d’un voyage à petites touches que donne le livre, un voyage tantôt chez ceux qui n’arrivent pas à finir le mois, tantôt chez ceux qui ont participé à La Manif pour tous, une autre fois parmi ceux dont l’immeuble a brûlé à Aubervilliers… On y ­retrouve cette façon de camper des ­situations (à l’office HLM, à la réunion parents-profs, sur le canapé d’un pavillon avec des ados…) et ce goût pour la petite phrase attrapée au vol qui font l’écriture de la grand reporter. D’Hénin-Beaumont à « France Po » (comme nomme une mère, un peu dépassée, l’école de la rue Saint-Guillaume), ces scènes de la vie ordinaire sont une ­expédition dans notre bout de monde. »
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/livres/article/2014/11/06/florence-aubenas-une-auteure-du-monde_4519014_3260.html#6h6GYGDdfJaz0rCK.99
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Les rêves de mon père

1995, 2004, Presses de la Cité, 2008, 572 pages.

« Ces Mémoires lyriques mais dénués de pathos retracent la quête identitaire d’un jeune Américain, né d’un père noir et d’une mère blanche. Dans les premières pages de son récit, Barack Obama apprend la mort accidentelle de son père, un personnage mythique à ses yeux. Cette disparition soudaine est le point de départ d’une odyssée intime qui le mènera d’abord dans une petite ville du Kansas, d’où il retracera le parcours de sa famille maternelle jusqu’à Hawaii, puis au Kenya, à la rencontre de sa famille d’Afrique, où il découvrira l’amère vérité sur son père et finira par concilier les deux versants de son héritage. » (Points)

Lien : (http://leprojetcosmopolis.com/13-portrait-barack-obama-devenir-metis/)

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A few cubic meters of love

Film de Jamshid Mahmoudi, IR/AFG, 2014, 90 min.

« Au beau milieu d’une ferraillerie grande comme un terrain vague, un container est le refuge d’un amour platonique et clandestin. Elle est afghane et réfugiée, il est iranien et pauvre, et lorsque le travail vient à manquer, la jalousie des natifs envers les immigrés s’aiguise… » (Festival Black Movie, édition 2015)

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Les identités meurtrières

Essai d’Amin Maalouf, Éditions Grasset, 1998, 216 pages.

«  » Depuis que j’ai quitté le Liban pour m’installer en France, que de fois m’a-t-on demandé, avec les meilleures intentions du monde, si je me sentais  » plutôt français  » ou  » plutôt libanais « . Je réponds invariablement :  » L’un et l’autre !  » Non par quelque souci d’équilibre ou d’équité, mais parce qu’ en répondant différemment, je mentirais. Ce qui fait que je suis moi-même et pas un autre, c’est que je suis ainsi à la lisière de deux pays, de deux ou trois langues, de plusieurs traditions culturelles. C’est cela mon identité ?  »
Partant d’une question anodine qu’on lui a souvent posée, Amin Maalouf s’interroge sur la notion d’identité, sur les passions qu’elle suscite, sur ses dérives meurtrières. Pourquoi est-il si difficile d’assumer en toute liberté ses diverses appartenances ? Pourquoi faut-il, en cette fin de siècle, que l’affirmation de soi s’accompagne si souvent de la négation d’autrui ? Nos sociétés seront-elles indéfiniment soumises aux tensions, aux déchaînements de violence, pour la seule raison que les êtres qui s’y côtoient n’ont pas tous la même religion, la même couleur de peau, la même culture d’origine ? Y aurait-il une loi de la nature ou une loi de l’Histoire qui condamne les hommes à s’entretuer au nom de leur identité ?
C’est parce qu’il refuse cette fatalité que l’auteur a choisi d’écrire les Identités meurtrières, un livre de sagesse et de lucidité, d’inquiétude mais aussi d’espoir. » (http://grasset.fr/les-identites-meurtrieres-9782246548812)

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Hope

Film de Boris Lojkine, FR, 2015, 1h31.

« Léonard fuit le Cameroun, Hope le Nigéria ; ils se rencontrent par hasard sur la route de l’Europe. Elle a besoin d’un protecteur, il n’a pas le cœur de l’abandonner. Dans un monde hostile où chacun doit rester avec les siens, ils vont tenter d’avancer ensemble, et de s’aimer.

Plus qu’une histoire d’amour, Boris Lojkine, qui vient du documentaire, nous livre avec Hope une histoire de survie : celle des migrants africains et en particulier celle des migrantes, qui se retrouvent seules sur la route de l’Europe, le plus souvent sans autre destin que la prostitution. Et qui doivent en prime affronter l’injustice, le racisme, la violence.

Une fiction d’un réalisme cru, tournée sur place avec des acteurs recrutés sur le tas, qui jouent le plus souvent leur propre rôle. Mais aussi une histoire d’espoir, du nom de son héroïne : Hope. »

(http://www.novaplanet.com/radionova/40264/episode-boris-lojkine-pour-hope)

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Des Étoiles

Film de Dyana Gaye, FR/SEN, 2014, 1h28

 » Le premier long-métrage de la réalisatrice Dyana Gaye interroge avec beaucoup de grâce et de bienveillance la problématique du déracinement, du statut de l’étranger dans notre société globalisée. Entre Turin, Dakar et New York, les destins de Sophie, Abdoulaye et Thierno se croisent, se font écho et dessinent une constellation de l’exil. » (Festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo 2015)

Lien : (http://leprojetcosmopolis.com/8-ligne-darrivee-en-terres-de-depart-du-havre-a-saint-malo/)

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Americanah

Roman de Chimamanda Ngozi Adichie, paru en français en 2015, Éditions Gallimard, 528 pages.

« «En descendant de l’avion à Lagos, j’ai eu l’impression d’avoir cessé d’être noire.»

Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique qui compte bien la rejoindre.
Mais comment rester soi lorsqu’on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés?
Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux États-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria.
À la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d’ombre, Americanah est une magnifique histoire d’amour, de soi d’abord mais également des autres, ou d’un autre. De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et les clichés sur la race ou le statut d’immigrant, et parcourt trois continents d’un pas vif et puissant. »

(http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Du-monde-entier/Americanah)

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Neuland

Documentaire d’Anna Thommen, 2013, 93 min.

Dans la veine de La Cour de Babel, une immersion dans une classe d’accueil pour migrants à Bâle, en Suisse.

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D’ailleurs et d’ici !

Livre collectif sous la direction de Marc Cheb Sun, Éditions Philippe Rey, 2015.

 » Le livre-cocktail énergétique et visionnaire poru faire face aux discours étroits et défensifs qui impactent notre vision de la France, l’affirmation d’un autre regard. Un livre illustré, alimenté par trente acteurs de terrain : enseignants, éducateurs, artistes, entrepreneurs, journalistes, écrivains, militants associatifs. »

http://www.marc-chebsun.com/?p=2501

Lien : (http://leprojetcosmopolis.com/8-ligne-darrivee-en-terres-de-depart-du-havre-a-saint-malo/)

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Le Bouddha de Banlieue

 » (…) Je pense que quand j’ai commencé à écrire, j’avais envie de dire, Regardez, la Grande Bretagne est en train de devenir multiculturelle avec de nouveaux arrivants, quelles sont leurs histoires ; que font-ils ici ; comment est-ce que la Grande Bretagne évolue pour les accueillir, ou ne pas les accueillir ; quelles sont leurs histoires ? Donc ces nouvelles voix, celles de la World Fiction, c’étaient vraiment des nouveaux venus en Grande Bretagne ; ils montraient le pays sous un autre point de vue. C’est cela qu’on a envie de voir. D’un seul coup, on voit quelqu’un qui vient des marges, et qui en un sens, parle au nom de tout le pays. On voit le pays sous un angle différent. On change la caméra de place, et tout à coup on voit, ah je n’avais pas remarqué ça, c’est cela que fait l’écrivain. Il attire l’attention sur quelque chose qui a toujours été là, et qu’on ne voyait pas vraiment (…)« 

 » (…) on pourrait dire que les Naipaul, Rushdie, Zadie Smith, moi, nous sommes des écrivains de l’Ailleurs. Nos origines sont en partie en Grande Bretagne et en partie ailleurs. En Inde, au Pakistan, dans les Caraïbes, n’importe où. L’intérêt c’est que cela donne une photographie du monde contemporain. En se promenant, il suffit de faire un kilomètre ou deux dans les environs, et de demander aux gens qui vivent ici, D’où venez-vous ? Ils viennent d’Irlande, de Somalie, des Caraïbes ; ils viennent du monde entier. Et ce sont des histoires extraordinaires. Mais ensuite, il faut que quelqu’un note ces histoires, et les replace dans le contexte de ce qui se passe dans le pays à ce moment-là vous voyez, et c’est ce que nous faisons nous, les écrivains, nous racontons nos propres histoires. Mais en un sens nous exprimons l’évolution de la société, nous exprimons ce qui arrive à tous les autres, au même moment.« 

(Les Carnets de Route de François Busnel, Londres, France 5, 23/01/14)

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Nous sommes tous la France !

Essai de François Durpaire, 2012, Éditions Philippe Rey, 144 pages.

 » Une élection nationale est l’occasion d’aborder un ensemble de sujets : dette, chômage, niveau de vie, sécurité… Mais il en est un qui devrait dominer tous les autres : au-delà du comment vivre ensemble, celui du pourquoi vivre ensemble.

Aujourd’hui, notre crise sociale se double d’une crise identitaire. Séparée, inégale, la France ne semble plus « une et indivisible ».

D’un côté, des milliers de jeunes nés en France ne se reconnaissent plus comme Français ; de l’autre, le Front national capte à son seul profit l’identité nationale.

Face aux injustices, il faut savoir s’indigner. Mais également tracer une voie nouvelle. Comment repenser notre nation au XXIe siècle ? Quelles sont les clefs de notre sursaut collectif ? Comment progresser « avec » plutôt que « contre » les autres ? Comment résoudre nos difficultés par l’énergie du dialogue ?

François Durpaire, dans un livre vif, documenté et nécessaire, montre que seule l’acceptation de la pluralité identitaire permet de construire une identité française à la fois forte et ouverte sur le monde. Il nous invite à faire, ensemble, la révolution la plus urgente : celle du Lien.« 

http://www.philippe-rey.fr/livre-Nous_sommes_tous_la_France_!-184-1-1-0-1.html

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Distance from home. Translating four decades of global refugee movement to song

Projet de Brian Foo

This song was generated using refugee data from the United Nations from 1975 to 2012. The quantity, length, and pitch of the song’s instruments are controlled by the volume of refugee movement and distance traveled between their countries of origin and asylum.”

https://datadrivendj.com/tracks/refugees

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I am an Immigrant

Campagne anti-xénophobie, Grande-Bretagne, avril 2015.

« Welcome to the IAAI website. Our campaign seeks to challenge the negative rhetoric against immigrants, celebrate them and provide them with a platform to share their story.”

http://www.iamanimmigrant.net/

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Vis ma vie de réfugié

Télé-réalité belge inspirée par programme australien.

http://info.arte.tv/fr/belgique-vis-ma-vie-de-refugie

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La société en réseaux

 

Essai de Manuel Castells, 2001, Éditions Fayard, 674 p.

 » Sous l’effet d’une révolution technologique considérable – l’invention du microprocesseur et la diffusion de la micro-informatique -, le monde a profondément changé : l’économie, bien sûr, mais aussi les conditions de travail, le rapport au temps, à l’histoire, à soi et à l’autre. Et c’est une société entièrement nouvelle qui se met en place sous nos yeux : la société en réseaux.
A la verticalité des hiérarchies succède l’horizontalité de la communication ; à l’autorité des pouvoirs en place, la légitimité de l’initiative et de la réussite ; à l’uniformité industrielle, la diversification des relations de travail ; à un univers d’Etats, le flux des marchandises et les signes d’un capitalisme triomphant. Est-il possible de donner un sens à ce qui nous apparaît aujourd’hui comme un épouvantable chaos ?
Cette édition revue et augmentée contient, outre l’actualisation de toutes les données chiffrées, de nouveaux développements sur les phénomènes qui sont apparus ou se sont amplifiés ces dernières années : la constitution d’Internet, la généralisation de son utilisation et ses conséquences ; les progrès de la génétique et le problème moral posé par le clonage humain ; la globalisation des marchés financiers, des échanges de biens et services et de la production ; la « nouvelle économie » et sa gestion politique. « 

La première édition de cet ouvrage, parue en 1998, a été accueillie par l’ensemble de la presse comme un événement.

http://www.fayard.fr/la-societe-en-reseaux-tome-1-lere-de-linformation-9782213608457

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L’Homme nomade

Essai de Jacques Attali, 2003, Éditions Fayard, 484 p.

 » Dans cette vaste fresque historique et prospective, Jacques Attali retrace l’histoire de l’humanité comme jamais on ne l’a fait jusqu’à présent.

Pour lui, l’homme est nomade depuis ses origines, il y a quelques millions d’années ; il n’a été que très brièvement sédentaire, et il est en train de redevenir, à travers la mondialisation, un nomade d’un nouveau genre.

C’est en tant que nomade qu’il a inventé les éléments clés de toutes les civilisations : le feu, les langues, les religions, l’équitation, l’agriculture, l’élevage, la métallurgie, la navigation, la roue, la démocratie, le marché, la musique, les arts, ne laissant aux sédentaires que l’invention des forteresses, de l’Etat et de l’impôt.

Loin d’avoir été des Barbares venus détruire des civilisations existantes, les hommes du voyage furent les véritables forces d’innovation et de création à la source de tous les empires, de la Chine à Rome, de l’Egypte à l’empire américain d’aujourd’hui. Quand elles se ferment aux nomades, aux itinérants, aux étrangers, aux mouvements de toutes sortes, les sociétés déclinent et périclitent.

Aujourd’hui, disparaissent les derniers peuples nomades sous les coups de la « globalisation » ; s’ouvrent, avec les nouvelles technologies du voyage, réel et/ou virtuel, des perspectives radicalement neuves pour l’humanité ; s’achève l’hégémonie du dernier empire sédentaire, les Etats-Unis, et commence une formidable lutte entre les trois forces nomades qui aspirent à le remplacer le marché, la démocratie, la foi , éclairant d’un jour inédit les enjeux éthiques, culturels, militaires et politiques de notre temps. »

http://www.fayard.fr/lhomme-nomade-9782213617268

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Bébé Tigre

Film de Cyprien Vial, 2015, FR, 1h27.

„Projeté au 29e Festival international du film francophone de Namur, en Belgique, Bébé Tigre met en lumière une réalité sociale souvent ignorée. Ce premier long métrage du Français Cyprien Vial donne un coup de projecteur sur la traite des enfants originaires du nord de l’Inde. Leurs parents ont payé très cher pour leur voyage vers la « Terre promise ». Mais une fois en France, ils sont exploités, voire abandonnés par leurs passeurs. » (http://www.rfi.fr/culture/20141009-france-film-bebe-tigre-cyprien-vial-migration-traite-enfants-inde-sikh-festival-namur-francophonie/)

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Spartacus & Cassandra

Documentaire de Ioanis Nuguet, FR, 2014, 1h20

 » Spartacus, jeune Rom de 13 ans et sa soeur Cassandra, 10 ans sont recueillis dans le chapiteau-squat de Camille, une drôle de fée trapéziste qui prend soin d’eux, leur offre un toit et leur montre le chemin de l’école. Mais le cœur des enfants est déchiré entre l’avenir qui s’offre à eux… Et leurs parents qui vivent encore dans la rue. » http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=228482.html

http://www.avoir-alire.com/spartacus-et-cassandra-la-critique-du-film

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Almanya

Film de Yasemin Samdereli, 2012, ALL, 1h41

 » « Suis-je allemand ou turc ? » C’est la question que se pose Cenk Yilmaz, 6 ans, lors d’un match de football, alors que ni ses camarades allemands ni ses camarades turcs ne veulent de lui dans leur équipe. Pour le consoler, sa cousine Canan lui raconte l’histoire de leur grand-père Hüseyin qui, à la fin des années 1960, a émigré en Allemagne avec femme et enfants pour y travailler. Le temps a passé et l’Almanya est devenu leur pays d’adoption. Mais le grand-père a acheté une maison en Turquie et souhaite y emmener toute la famille en vacances. Commence alors un voyage plein de souvenirs, de disputes et de surprises… » http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=188106.html

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LEPETITJOURNAL.COM

Le média des Français et francophones à l’étranger

http://www.lepetitjournal.com/expat

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« Le couple le plus chic de France »

Victoire de Taillac et Ramdane Touhami dans Le Supplément, 20/7/15, Canal+

http://next.liberation.fr/mode/2015/04/03/buly-senteurs-et-sans-reproches_1234570

 » Après la renaissance éclatante de Cire Trudon en 2006, ils créent le buzz avec l’Officine Universelle Buly. Un écrin hors du temps révélant une vision globale sur la beauté et le luxe. »
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/11/07/2014/LesEchos/21727-409-ECH_etre-un-couple-aussi-prescripteur-que-victoire-de-taillac-et-ramdane-touhami.htm#lkPdODCQ33sqtJaV.99
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Bloody Miami

Roman de Tom Wolfe, paru en français en 2013 aux Éditions Robert Laffont, 616 pages.

Le Pitch. « Miami est la seule ville d’Amérique – et même du monde, à ma connaissance – où une population venue d’un pays étranger a établi sa domination en l’espace d’une génération à peine. Je veux parler des Cubains de Miami. Ici, Nestor, un policier cubain, se retrouve exilé par son propre peuple pour avoir sauvé de la noyade un misérable émigrant clandestin de La Havane ; Magdalena, sa ravissante petite amie, le quitte pour des horizons plus glamour dans les bras d’un psy spécialiste de l’addiction à la pornographie ; un chef de la police noir décide qu’il en a assez de servir d’alibi à la politique raciale du maire cubain ; un journaliste WASP aux dents longues s’échine à traquer le scoop qui lui permettra de se faire une place à la hauteur de son ambition… et je n’évoque là que quelques-uns des personnages de Bloody Miami. C’est un roman, mais je ne peux m’empêcher de me poser cette question : et si nous étions en train d’y contempler l’aurore de l’avenir de l’Amérique ? » Tom Wolfe

« La Raza ! » crient les Portoricains. « La Race ! » crie le monde entier. Tous les hommes, partout dans le monde, n’entendent plus qu’une chose – la voix du sang ! Vous, les hommes, partout dans le monde, vous n’avez pas le choix – c’est la voix du sang ! » (27-28)

Lien : (http://leprojetcosmopolis.com/1-bloody-miami-back-to-tribes/)

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Chicago

 

Roman d’Alaa El Aswany, paru en français chez Actes Sud, 2007, 458 pages

Le Pitch : « C’est dans la mythique et sulfureuse ville de Chicago, dans le microcosme d’un département d’université, qu’Alaa El Aswany recrée une little Egypt en exil. Avec son art de camper de multiples personnages et de bâtir des intrigues palpitantes, il compose un magnifique roman polyphonique, entrecroisant des vies qui se cherchent et se perdent dans les méandres du monde contemporain, des existences meurtries d’avoir été transplantées dans un univers à la fois étrange et étranger. Alors que la visite officielle du président égyptien à Chicago est annoncée, le système policier de l’ambassade se met en branle pour protéger et rassurer une Amérique traumatisée par les attentats du 11 Septembre. Cette dimension politique confère au passionnant Chicago l’ampleur d’un roman choral propre à exprimer le monde dans la douceur de ses rêves comme dans la violence de ses contradictions. » (BABEL, 2007)

Lien : (http://leprojetcosmopolis.com/2-chicago-peur-au-vent/)

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Salaam London

Roman de Taquin Hall, traduction française aux Éditions Hoëbeke, 2007, 479 pages pour l’édition Folio)

Le Pitch : Tarquin Hall, après dix ans de journalisme autour du monde, rentre dans son pays natal, l’Angleterre, sans argent ni illusion. Il échoue à Londres dans le quartier de Brick Lane : à quelques centaines de mètres de la City, prolétaires cockneys, Bengalis, Irakiens et Kurdes vivent dans la misère. Tarquin Hall fera face. Ce qui nous vaut une oeuvre savoureuse, oscillant entre tragique et comique, un récit de voyage à l’envers, hommage au Peuple de l’abîme de Jack London, description sans fard d’une métropole cosmopolite. (éditions Folio)

Lien : (http://leprojetcosmopolis.com/3-salaam-london-halal-vintage-new-east-end/)

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What we all long for

Roman de Dionne Brand version anglaise chez Thomas Dunne Books, 2005, 318 pages. Traduit en français au Canada en 2011.

 » Voilà ce qui faisait la beauté de cette ville, sa polyphonie, ses  murmures. Cela remplissait toujours Tuyen d’espoir et elle pensait que c’était le principal sujet de son art — la représentation de ce rassemblement de voix et de désirs qui s’accumulaient en une sorte de langage, pourtant indescriptible. Son art, qu’elle avait pratiqué pour écarter sa famille, pour transformer ce qui était de l’infortune en quelque chose d’autre. Elle y avait consacré tout son temps, et voilà qu’ils étaient là — sa famille —, revenant encore et encore.

Artiste d’avant-garde dans la vingtaine, Tuyen est née à Toronto de parents immigrants, tout comme ses amis Carla, messagère à vélo, Oku, poète  fervent de jazz, et Jackie, femme d’affaires branchée. Éprouvant tout le poids de l’amertume, des désillusions ou des drames qui hantent leurs familles, ces jeunes adultes aspirent au présent d’une ville où tout se mélange et se transforme. Dans la polyphonie des voix et des désirs, le froid murmure de Quy, le frère perdu de Tuyen, rappelle cependant que nul n’est à l’abri de la violence.
Des personnages riches campés dans un cadre urbain authentique, une tension narrative en crescendo et une finale bouleversante font des Désirs de la ville un roman contemporain puissant. » http://www.instantmeme.com/ebi-addins/im/ViewBooks.aspx?id=2838

Lien : (http://leprojetcosmopolis.com/4-what-we-all-long-for-still-other-voices/)

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White Teeth

Roman de Zadie Smith. Sourires de loup, traduction française chez Gallimard, 2001, 735 pages pour l’édition Folio.

«Un matin de bonne heure, tard dans le siècle, à Cricklewood Broadway. À six heures et vingt-sept minutes, en ce 1er janvier 1975, Alfred Archibald Jones, tout de velours côtelé vêtu, était assis dans un break Cavalier Musketeer rempli de vapeurs d’essence, le visage sur le volant, à espérer que la sentence divine ne serait pas trop sévère. Prostré, les mâchoires relâchées, les bras en croix comme quelque ange déchu, le poing refermé d’un côté (gauche) sur ses médailles militaires, de l’autre (droit) sur son certificat de mariage, pour la bonne raison qu’il avait décidé d’emporter ses erreurs avec lui. […] Il avait joué à pile ou face et s’était tenu sans défaillir au verdict du hasard. Il s’agissait là d’un suicide mûrement réfléchi. Mieux, d’une résolution de nouvel an.»
Maniant le loufoque, la satire et l’humour avec un art consommé, Zadie Smith produit ici un premier roman détonant, qui frappe par son ambition et son extraordinaire énergie. Ajoutons l’actualité des sujets abordés et la vitalité d’une prose qui se colore de tous les accents de la terre. »

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio/Sourires-de-loup

Lien : (http://leprojetcosmopolis.com/4-what-we-all-long-for-still-other-voices/)

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Black Bazar

Roman d’Alain Mabanckou, Seuil, 2009, 247 pages.

Le Pitch. « Le héros de Black Bazar est un dandy africain de notre temps, amoureux des cols italiens et des chaussures Weston, qui découvre sa vocation d’écrivain au détour d’un chagrin d’amour. Naviguant entre complainte et dérision, il brosse avec truculence un tableau sans concession de la folie du monde qui l’entoure. Tour à tour burlesque et pathétique, son récit va prêter sa voix à toute une galerie de personnages étonnants, illustrant chacun à leur manière la misère et la grandeur de la condition humaine. Un roman à la verve endiablée, tournant le dos aux convenances et aux idées reçues, par l’une des voix majeures de la littérature francophone actuelle. » (Éditions du Seuil, 2009)

Lien : (http://leprojetcosmopolis.com/6-black-bazar-afroparis/)

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Du rêve pour les oufs

Roman de Faïza Guène, Hachette Littératures, 2006, 154 pages.

Le Pitch. « Ahlème a 24 ans. Elle vit à Ivry en banlieue sud avec « Le patron » (son père) et Foued, son petit frère de 13 ans. « Le patron », personnage loufoque, a perdu la boule il y a trois ans lors d’un accident de chantier où sa tête a heurté une solive. N’ayant plus toute sa tête, dépassé par les événements, c’est un « patron » dont l’autorité repose avant tout sur Ahlème qui a fort à faire avec Foued, un vrai petit chétane (voyou). La seule chose qui le retient de ne pas collectionner les conneries (plus ou moins drôles et plus ou moins graves), c’est la surveillance de sa sœur. Le problème est qu’elle aussi a fort à faire, entre ses missions intérim (les comptages de clous chez Leroy Merlin), les files d’attente à la préfecture pour renouveler sa carte de séjour (tous les trois mois) et ses histoires d’amour foireuses (pourquoi ses copines s’entêtent-elles à lui présenter des ploucs ?). Malgré sa vigilance, elle ne peut donc empêcher longtemps son petit frère de glisser sur la mauvaise pente et va donc se défouler de plus en plus souvent chez « tantie Mariatou », professionnelle du dicton et mère par procuration. La sienne, la vraie, a été assassinée en Algérie en 1992. Depuis, la vie de Ahlème c’est donc la France, le souvenir d’un bonheur perdu et surtout l’espoir d’un bonheur à venir. Elle est encore jeune et parfois naïve mais, souvent, elle a l’impression d’avoir vécu mille vies. Sans doute un effet des délires du « Patron » et du déluge de galères? Ainsi, elle apprend un matin que, suite à ses démêlés judiciaires, Foued est menacé d’expulsion. Certains auraient baissé les bras et arrêté de rire. Mais pas elle. Car, comme dit Tantie Mariatou : « On a beau couper la queue du lézard, elle repousse toujours. » »

(Fayard, http://www.fayard.fr/du-reve-pour-les-oufs-9782012372368)

Lien : (http://leprojetcosmopolis.com/7-du-reve-pour-les-oufs-france-cite/)

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Diary of an Expat

Par Jennifer Gargiulo.

«  This hilarious new book records the tongue-in-cheek journey of an expat in Singapore, told through vignettes, snapshots and Top 10 lists: “10 sure signs you’re in a Singapore taxi”; “Things first-time visitors to Singapore say”; “10 signs you’ve overstayed”; “Politically-incorrect expat profiling by nationality”; and many more. Based on the author Jennifer Gargiulo’s popular blog of the same name, Diary of an Expat in Singapore packs in a wealth of quirky observations, witty one-liners, and laugh-out-loud misunderstandings as the author tries to adjust to life in a strange new land and raise two kids while at it. Marvel as Jennifer enlists the help of her young son, Alexander (who learns Chinese at school), to find out what her hairdressers are saying about her at the salon! Expats will share many of the experiences of the author told in this book, but few will have heard them told with more humour and flair. And Singaporeans will also find much to enjoy and laugh over, when local customs and foibles are seen anew through the author’s eyes. » https://bookmate.com/books/GVISepBp

http://diaryofanexpatinsingapore.blogspot.ch/

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ILO ILO

Film d’Anthony Chen, SING, 2013, 1h39.

Caméra d’Or 2013 au Festival de Cannes.

 » Fraîchement arrivée des Philippines, Térésa, la domestique soumise, aspire avant tout à une vie meilleure, comme beaucoup de ses compatriotes. Son arrivée complique encore un peu plus les rapports déjà tendus entre les parents et leur fils. Une complicité très fort s’installe entre l’enfant et Térésa et s’affirme de jour en jour. La jeune femme devient progressivement un membre officieux de la famille, une situation imposant une redistribution des rôles au détriment de la mère. » http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/05/26/97001-20130526FILWWW00190-camera-d-or-pour-ilo-ilo.php

Lien : (http://leprojetcosmopolis.com/4-singapour-cite-etat-postcoloniale-multiculturelle-aseptisee/)

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Les années 30 sont de retour

Essai de Pascal Blanchard, Renaud Dély, Claude Askolovitch, Yvan Gastaut, Flammarion, 2014.

 » Les années 30 sont de retour Petite leçon d’histoire pour comprendre les crises du présent Comment tout cela va-t-il finir ? Les haine et les peurs de notre temps ont un parfum de redite, celui des années 30, cette décennie tragique qui mena le monde à l’abîme. Économique, sociale, identitaire ou politique, les crises s’additionnent depuis le krach de 2008, comme au temps de la Grande Dépression de 1929. Mais qu’en est-il au fond ? Le reniement « social-libéral » de François Hollande vaut-il vraiment la « pause » de Léon Blum ? Poutine phagocytant l’Ukraine rejoue-t-il Hitler avalant les Sudètes ? L’antisémitisme de la génération Soral-Dieudonné illustre-t-il la résurgence des haines d’un Céline ? Le danger Le Pen fait-il écho au péril nationaliste d’hier ? Telles sont quelques-unes des questions de cet ouvrage, fruit de la rencontre entre deux historiens et deux journalistes, qui se livrent à un incessant aller-retour entre passé et présent. L’Histoire n’est pas un éternel recommencement, mais ces années 30, si proches et si lointaines, si terribles et pourtant fondatrices, éclairent bien étrangement les crises du temps présent…  » http://editions.flammarion.com/albums_detail.cfm?id=46826&levelcode=sciences

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Notre famille

Roman d’Akhil Sharma, 2015, Éditions de l’Olivier, 228 p.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Paule Guivarch.

 » Ajay n’a pas dix ans lorsque sa famille quitte l’Inde pour s’installer aux États-Unis. Lui et son grand frère Birju découvrent émerveillés ce pays étonnant, promesse d’un avenir radieux. Mais pour Birju, le destin va en décider autrement.Dans l’ombre de son frère aîné, Ajay reste seul à porter les espoirs de ses parents. Adolescent rêveur trouvant refuge dans la littérature, tiraillé entre deux cultures, il va devoir lutter pour trouver sa voie – sans jamais oublier les siens.

Akhil Sharma ne nous cache rien des pensées d’Ajay, y compris les plus dérangeantes. Il livre avec Notre famille un récit bouleversant, marqué par un humour et une force de vie inextinguibles. « http://www.editionsdelolivier.fr/catalogue/9782823603873-notre-famille

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Le ravissement des innocents

Roman de Taiye Selasi, Gallimard, 2014.
« « Africaine du monde », elle fait partie de cette nouvelle génération de jeunes diplômés, actifs, mobiles issus de cultures multiples. Née à Londres d’une mère nigériane et d’un père ghanéen, elle grandit aux États-Unis et vit aujourd’hui entre New-York, Dehli et Rome. Marquée par la culture urbaine et les métropoles occidentales, elle se crée une identité singulière qu’elle qualifie d' »Afropolitaine ». C’est en 2009 que Taiye Selasi se fait remarquer avec une nouvelle The Sex Lives of African Girls, applaudie par Toni Morrison. Son premier roman projette le lecteur dans l’existence multiculturelle d’une famille singulière. Un livre qui ne porte pas sur l’Afrique, mais sur ses destins portés par l’espoir »
(Festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo 2015)
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EVA

Roman d’Ersi Sotiropoulos, 2015, 200 p.
« Cette veille de Noël, Eva n’a pas vraiment l’esprit à la fête. Prise de vertige, elle s’enfuit d’une soirée après un baiser enflammé et erre dans les quartiers fantômes du coeur d’Athènes. Dans un hôtel borgne, elle rencontre Moïra, prostituée à la sagesse cryptée, le vieux Ramon, l’infantile Titika et Eddy le voleur. Eva écoute, observe et entrevoit cet envers du décor étranger et inquiétant, une Grèce miniature, corrompue et rongée de l’intérieur. Une nuit sans sommeil dont Eva sort les yeux grands ouverts, en attendant la neige. »
Eva a reçu le Prix du meilleur roman de l’Académie d’Athènes. http://www.editions-stock.fr/eva-9782234076198
 » Dans « Eva », Prix de l’Académie en Grèce, elle emprunte le regard curieux d’une jeune femme qui, en sortant d’une boîte de nuit, traverse des rues dont les commerces ont les « stores baissés » et sont « recouverts de peinture et de lettres noires ». Les graffitis de la crise. »Avant 2010, j’aimais beaucoup aller dans ces quartiers, notamment lorsque les premiers émigrés, souvent des Pakistanais, sont arrivés en Grèce. C’était très vivant, riche et ouvert, ça rompait la monotonie de la vie grecque », confie à l’AFP la romancière, attablée dans un café parisien.Aujourd’hui, la crise a transformé certaines de ces rues en morceaux de ghetto, où se croisent immigrés sans papiers, toxicomanes, prostituées, quand ce ne sont pas des milices néo-nazies qui en décousent avec des militants anarchistes: les « carrefours du malheur », selon la romancière, qui continue d’y passer, mais le coeur gros. (…) « Pour moi, c’est une expérience d’outre-monde ».Dans ce contexte, pour elle, il n’est « pas étonnant » que des « personnes âgées » votent pour le parti d’inspiration néo-nazi « Aube dorée » qui dispose de 16 députés au Parlement. – « Le parti des ordures » -« Ce n’est pas possible de faire basculer la vie des gens, comme ça, quasiment du jour au lendemain. Leur équilibre est perdu, et ils sont devenus fascistes ». « Cette crise ne se voit pas sur les îles grecques à touristes, mais elle est une tragédie pour les villes », analyse la romancière. »
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-culture/eva-dans-la-nuit-d-athenes-avec-la-romanciere-ersi-sotiropoulos-23-01-2015-4471981.php
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 Les écailles d’or

 
Roman de Parker Bilal, Seuil, 2015, 432 p.
Pour découvrir une autre Ville-Monde, le Caire, sous la plume de l’anglo-soudanais Jamal Mahjoub, représentant de la littérature anglophone d’origine africaine, qui voit dans le soufisme une aide pour trouver la sérénité dans le mouvement.

 » Le Caire, 1981. Alice, la petite fille d’une junkie anglaise de bonne famille, est enlevée dans les ruelles du souk. 1998. Un milliardaire cairote issu de la pègre, Hanafi, sollicite les services du détective privé Makana pour retrouver la star de son équipe de foot, Adil, qui s’est volatilisée du jour au lendemain. Makana, ancien policier qui a fui le régime intégriste soudanais, vivote au Caire sur une awana, sorte de péniche déglinguée, et si son costume défraîchi fait mauvais effet … » http://www.seuil.com/ouvrage/les-ecailles-d-or-parker-bilal/9782021141917

« Parker, Jamal, du coup on ne sait plus très bien comment nommer notre interlocuteur, et moins encore le situer. Né en 1960 à Londres, Parker Bilal – puisque c’est de polar que l’on parlera – a grandi à Khartoum puis est parti étudier en Angleterre. Il a vécu au Caire, au Danemark, à Barcelone avant de s’établir à Amsterdam. «J’appartiens à cette tribu nomade, la grande tribu des mal-lavés, ces peuplades nées à la jointure des continents, dans ces interstices que personne ne revendique entre deux fuseaux horaires, entre deux parallèles. La tribu des sans-domicile, des sans-Etat, des sans-attaches. J’ai deux passeports et un tas d’autres pièces d’identité qui indiquent où j’ai vécu, mais pas qui je suis, où je vais.» Ces phrases magnifiques, Jamal Mahjoub les a écrites dans le roman «Là d’où je viens». On imagine sans peine qu’elles le concernent aussi. »
https://www.letemps.ch/culture/2016/04/08/parker-bilal-homme-caire-un-polar
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Nouvel an chinois

 » Avec son troisième roman Nouvel An chinois, l’Ivoirien Koffi Kwahulé donne à lire les rêves et les fantasmes débridés d’un jeune Parisien métis, en butte au racisme ordinaire. Portrait du Paris multiculturel aux prises avec des affres identitaires.

« Mon idéal d’écrivain, c’est Monk », aime répéter Koffi Kwahulé, auteur d’une vingtaine de pièces de théâtre, de nouvelles et de trois romans. Il y a en effet quelque chose de l’urgent et de l’improvisé du jazz dans l’œuvre de ce Franco-Ivoirien qui s’est imposé en l’espace de vingt ans d’écriture comme l’un des prosateurs majeurs de l’Afrique postcoloniale. Exilé à Paris depuis l’âge de vingt-trois ans, l’homme puise son inspiration dans les rhapsodies nostalgiques des Theolonius Monk, Miles Davis, Count Basie, Charlie Parker ou Keith Jarrett pour raconter sa propre condition d’Africain de la diaspora, tiraillé entre le passé et le présent, l’ici et l’ailleurs, l’identité et l’altérité.

Ces tensions thématiques, on les retrouve dans le nouvel opus de l’Ivoirien : Nouvel An chinois. C’est un roman poétique et tragique dont l’action se situe dans le quartier de Saint-Ambroise, dans le XIe arrondissement de Paris où la cohabitation entre Français et immigrés chinois conduit parfois à des drames. La haine de l’autre et le repli identitaire constituent la toile de fond de ce roman. »

http://www.rfi.fr/hebdo/20150814-koffi-kwahule-litterature-africaine-francophonie-cote-ivoire-nouvel-an-chinois

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Danse noire

Roman de Nancy Huston, Actes Sud, 2013, 368 p.
 » Sur un lit d’hôpital, Milo s’éteint lentement. À son chevet, le réalisateur new-yorkais Paul Schwarz rêve d’un ultime projet commun : un film qu’ils écriraient ensemble à partir de l’incroyable parcours de Milo. Dans un grand mouvement musical pour chanter ses origines d’abord effacées puis peu à peu recomposées, ce film suivrait trois lignes de vie qui, traversant guerres et exils, invasions et résistances, nous plongeraient dans la tension insoluble entre le Vieux et le Nouveau Monde, le besoin de transmission et le rêve de recommencement.
Du début du xxe siècle à nos jours, de l’Irlande au Canada, de la chambre sordide d’une prostituée indienne aux rythmes lancinants de la capoeira brésilienne, d’un hôpital catholique québecois aux soirées prestigieuses de New York, cette histoire d’amour et de renoncement est habitée d’un bout à l’autre par le bruissement des langues et l’engagement des coeurs.
Film ou roman, roman d’un film, Danse noire est l’oeuvre totale, libre et accomplie d’une romancière au sommet de son art. » http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/danse-noire
 » Danse noire est profondément un roman sur l’exil et la transmission, sur l’incompréhension dont Babel est un symbole… et sur la fragile possibilité de rédemption grâce à la transformation artistique.» NH
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Iraqi Odyssey

Film de Samir, ALL/IRAQ/CH, 2014, 160 min.
 » Environ cinq millions d’Iraquiens vivent loin de leur pays aujourd’hui. Parmi eux : Samir, né à Baghdad avant d’arriver en Suisse, tandis que le reste de sa famille s’est éparpillé sur le globe, de l’Australie à Los Angeles en passant par Paris et Moscou. Le réalisateur raconte l’histoire de cette famille déracinée et séparée, mais surtout celle de son pays, avec l’ascension puis la chute de Saddam Hussein. » http://www.cineman.ch/fr/movie/2014/IraqiOdyssey/

Le site : http://www.iraqiodyssey.ch/en/

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Fatima

Film de Philippe Faucon, FR, 2015, 1h19.
César du Meilleur film 2015
 » Fatima vit seule avec ses deux filles : Souad, 15 ans, adolescente en révolte, et Nesrine, 18 ans, qui commence des études de médecine. Fatima maîtrise mal le français et le vit comme une frustration dans ses rapports quotidiens avec ses filles. Toutes deux sont sa fierté, son moteur, son inquiétude aussi. Afin de leur offrir le meilleur avenir possible, Fatima travaille comme femme de ménage avec des horaires décalés. Un jour, elle chute dans un escalier. En arrêt de travail, Fatima se met à écrire en arabe ce qu’il ne lui a pas été possible de dire jusque-là en français à ses filles. » http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=227827.html
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Nous trois ou rien

Film de Kheiron, FR, 2015, 1h42
« D’un petit village du sud de l’Iran aux cités parisiennes, Kheiron nous raconte le destin hors du commun de ses parents Hibat et Fereshteh, éternels optimistes, dans une comédie aux airs de conte universel qui évoque l’amour familial, le don de soi et surtout l’idéal d’un vivre-ensemble. »
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=230045.html
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Au-delà des montagnes

Film de Jia Zhang-ke, CHIN, 2015, 2h06.

 » Son cinéma déplace les montagnes : Jia Zhang-ke montre que le temps qui passe si vite dépasse les Chinois. De 1999 à 2025, et de Fenyang, sa ville natale, dans le nord de la Chine, à l’Australie, il joue avec les formats d’image (un différent pour chacun des trois segments qui composent le film), avec les langues, avec les durées, avec les changements planétaires et les bouleversements intimes.

Au début, la belle Shen Tao (Zhao Tao, son épouse et actrice fétiche), chanteuse et professeur de danse, hésite entre deux prétendants, l’un mineur de fond (Liangzi), l’autre homme d’affaires ambitieux (Zhang interprété par Zhang Yi). Elle choisit le second. C’est la fin d’une amitié. Liangzi choisit de quitter la région.

En 2015, Tao, divorcée, mère d’un enfant que son père a prénommé Dollar, retrouve Liangzi, marié, gravement malade, tandis que Zhang mène à Shanghai une existence de luxe et d’ennui, auprès d’une nouvelle femme et de Dollar, dont il a obtenu la garde. Dix ans plus tard, c’est en Australie que Dollar et Zhang, son père, vivent désormais, étrangers l’un à l’autre. Et pas seulement parce qu’ils ne parlent pas la même langue. »

http://tempsreel.nouvelobs.com/cinema/20151221.OBS1708/au-dela-des-montagnes-un-film-passionnant-brillantissime-essentiel.html

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Boussole

Roman de Mathias Enard, 2015, Actes Sud, 400 p.

Interroger la frontière. Essayer de la comprendre, dans ses flux, ses reflux, sa mobilité. La suivre du doigt. Plonger la main dans le courant de la rivière ou la saignée du détroit. La parcourir avec ceux qui l’ont explorée, voyageurs, poètes, musiciens, scientifiques. En relever les traces, les cicatrices anciennes ou les interactions nouvelles. Entrevoir tour à tour sa violence et sa beauté. Exhumer des passions oubliées et des échanges enfouis, reprendre des dialogues parfois interrompus. Tenter humblement de recenser les marques de cette passion, de ce qui se joue entre soi et l’autre, entre Les Mille et Une Nuits et À la Recherche du temps perdu, entre L’Origine du monde et un pasha ottoman, entre le chant du muezzin et des lieder de Szymanowski.

J’ai été ce qu’on appelait autrefois un orientaliste. J’ai étudié l’arabe et le persan à l’Institut des langues orientales. Comme mes personnages, j’ai parcouru l’Égypte, la Syrie ou l’Iran. J’ai essayé de reconstruire cette longue histoire, celle de l’amour de l’Orient, de la passion de l’Orient, et des couples d’amoureux qui la représentent le mieux : Majnoun et Leyla, Vis et Ramin, Tristan et Iseult. Sans oublier ce qu’il peut y avoir de violent et de tragique dans ces récits, de rapports de force, d’intrigues politiques et d’échecs désespérés.

Ce long voyage commence à Vienne et nous amène jusqu’aux rivages de la mer de Chine ; à travers les rêveries de Franz et les errances de Sarah, j’ai souhaité rendre hommage à tous ceux qui, vers le levant ou le ponant, ont été à tel point épris de la différence qu’ils se sont immergés dans les langues, les cultures ou les musiques qu’ils découvraient, parfois jusqu’à s’y perdre corps et âme.’’ ME

http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/boussole

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Migreat.com

Aide à la migration et aux visas gratuite

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Muros / Walls

Film de Pablo Iraburu, Migueltxo Molina, Espagne, 2015, 83’, vo ang/fr/esp/arabe, st ang/fr 
 » Le monde est de plus en plus divisé par des murs, avec de chaque côté des êtres humains. La question n’est pas de savoir si leur existence est absurde ou inéluctable, mais plutôt de démontrer que les personnes des deux côtés sont au fond les mêmes. Ce film suit des gens vivant près de murs très différents, aux frontières de l’Afrique du Sud et du Zimbabwe, des Etats-Unis et du Mexique, de l’Espagne et du Maroc, d’Israël et de la Palestine. »

http://www.fifdh.org/site/fr/programme&film=Muros-224171

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Montréal la blanche

Film de Bachir Bensaddek, CAN, 2016.
Le Pitch.  » Montréal, un soir où Noël tombe en plein mois de Ramadan ou carême musulman, les destins de deux Algériens d’origine convergent momentanément pour faire resurgir un passé dont ils se croyaient débarrassés. Fuyant la maison et toute forme de festivité sous le prétexte que la soirée peut être très lucrative, Amokrane, chauffeur de taxi, recueille Kahina, jeune professionnelle un peu perdue qui tente de rejoindre son ex-mari pour récupérer sa fille. Amokrane reconnaît en elle son idole, une ancienne vedette de la pop en Algérie, qu’il croyait morte. La nuit et le taxi seront le théâtre du choc de leurs deux drames, de leurs deux solitudes. Dans le rétroviseur, l’Algérie resurgit, s’immisce dans tous les silences, avec son cortège d’ombres et de douleurs que l’on croyait enfouies sous les neiges de Montréal » 
http://www.kfilmsamerique.com/fiches/montreal-la-blanche.shtml
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In Jackson Heights

Documentaire de Frederick Wiseman, USA, 2016, 3h10.
 » Jackson Heights est l’un des quartiers les plus cosmopolites de New York. Ses habitants viennent du monde entier et on y parle 167 langues. Ce quartier incarne à lui seul la nouvelle vague d’immigration aux États-Unis et concentre les problématiques communes aux grandes villes occidentales comme l’immigration, l’intégration et le multiculturalisme.
Wiseman s’invite dans le quotidien des communautés du quartier new-yorkais, filmant leurs pratiques religieuses, politiques, sociales et culturelles, mais aussi leurs commerces et leurs lieux de réunion. Il met également en lumière l’antagonisme qui se joue au sein de ces communautés, prises entre la volonté de préserver les traditions de leur pays d’origine et la nécessité de s’adapter au mode de vie et aux valeurs des États-Unis. » http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=240273.html
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Good Luck Algeria

Film de Farid Bentoumi, 2016, FR/BEL, 1h30
 » Si Good luck Algeria n’avait été qu’un suspense sportif, ç’aurait été, pardonnez l’expression, une sorte de « Ramza Rockett » : l’histoire du premier concurrent algérien disputant une épreuve de ski de fond aux JO d’hiver. Soit la difficile transformation — entraînement, doutes et douleurs compris — d’un type presque ordinaire, né en France et ne parlant pas l’arabe paternel, en fier représentant d’une « petite nation », dans le domaine des sports de glisse en tout cas. Mais cette expérience qu’a réellement vécue son propre frère, Farid Bentoumi l’enrichit de plusieurs couches. Un fond de comédie sociale à la Ken Loach : c’est pour sauver leur petite usine de skis que Sam et son associé, ancien médaillé français, visent la caisse de résonance d’une compétition ultra-médiatisée. Et une ­réflexion plus intime : parti à la recherche de son identité algérienne, le personnage mesure ce qui le sépare de ceux qui sont restés au bled. » (Aurélien Ferenczi) http://www.telerama.fr/cinema/films/good-luck-algeria,505971.php
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Madison Square Park

Roman d’Abha Dawesar, Éditions Eloïse d’Ormesson, 2016, 336 p.
 » Enfant, Uma a quitté son Inde natale pour les États-Unis. À trente ans, elle habite New York avec Thomas. Pour protéger leur relation, elle cloisonne sa vie en gardant à distance le poids d’un passé qu’il ne faudrait surtout pas remuer. Mais le jour où elle apprend qu’elle est enceinte, ce fragile équilibre bascule. Madison Square Park est une tragi-comédie sur fond de quête identitaire. Abha Dawesar y explore le devenir-femme par le dépassement de lourds héritages qui s’inscrivent jusque dans les gènes. Elle offre à ses personnages une liberté toujours vacillante – entre repli sur soi et ouverture à l’autre –, où seul triomphe l’acharnement à vivre et à aimer. » http://www.editions-heloisedormesson.com/livre/madison-square-park/
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Retour en France

Qui sont-ils ?  » RetourenFrance.fr a été fondé en 2015 par Anne-Laure Fréant. Ce tout premier portail du retour en France est le fruit d’une trajectoire personnelle faite de nombreux départs et de nombreux retours, et d’un goût prononcé pour la recherche en sciences humaines, particulièrement sur la mobilité et ses impacts sur nos identités. Après plusieurs années de recherche, de rencontres et d’écriture sur le sujet du retour d’expatriation, Anne-Laure a rassemblé ses connaissances sur une plateforme à vocation communautaire, permettant aux 250 000 francais qui reviennent chaque année d’y trouver une synthèse intelligible et sur mesure pour préparer, bien vivre et comprendre leur retour.« 

http://retourenfrance.fr/fr

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Le Moabi Cinéma

Roman de Blick Bassy, 2016, Gallimard, 240 p.
Des jeunes Camerounais à qui on cache les images pas très glamour d’un Occident dont ils rêvent pour être sûrs qu’ils s’en aillent…Problème ? ils voudraient bien s’en aller dignement, si seulement on leur accordait un visa !
«Dites-moi, qui? Répondez-moi, qui donc? Qui a décidé qu’il fallait un visa pour aller d’un endroit à un autre? Est-ce que Jules Verne ou Hergé ont dit ça? De la Terre à la Terre, il n’y a pas besoin de visa. De la Terre à la Lune, il n’y a pas besoin de visa. Hein, mbenguiste, toi qui connais, dis-nous, qui…?
– Qui a fait quoi? s’enquit le costumé tiré au moins à huit épingles.
– Qui est venu ici ramasser nos ancêtres pour les vendre et en faire des esclaves? Qui… mais… qui lui a donné un visa pour entrer dans ce « condrè »? Et qui l’a autorisé à y pourchasser nos héros? Les Nyobè, Wandjié, Félix-Roland Moumié… Qui? Vous allez dire que je radote. Allez dire! Car ces gens dont je parle, ont-ils eu besoin d’un seul visa pour nous humilier et nous ruiner? Ont-ils fait la queue pour prendre un laissez-passer, un sauf-conduit, un sauve-qui-peut? Répondez-moi avant que je ne fasse un malheur.»
Et en avant la musique!… La musique des mots avec notre drôle de héros, le candide et rusé Boum Biboum, et ses amis et sa famille hauts en saveur, qui nous projettent du cœur de la forêt africaine à travers la comédie du monde. »
http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Continents-Noirs/Le-Moabi-Cinema
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Habiter le campement

Architecture de nomades, de voyageurs, d’infortunés, d’exilés, de conquérants et de contestataires.

Inventaire des formes d’habitats nomades. Exposition à la Cité de l’Architecture de Paris du 13 avril au 29 août 2016.

 » C’est une réflexion sur les notions de l’habitat et du campement et la tension inhérente entre elles tant la forme des camps répond à d’autres besoins et d’autres desseins que ceux de demeurer et de s’approprier un territoire.

L’exposition interroge le rapport entre la notion d’habitat, qui implique une pérennité, et celle du campement, qui suppose un état provisoire. Cela dans le but de montrer que des contextes politiques, économiques et environnementaux ont conduit
des milliers de personnes à s’établir et à s’organiser de manière durable dans des campements, pour « habiter » les camps et « faire ville ». (…) »

http://www.citechaillot.fr/fr/expositions/expositions_temporaires/26192-habiter_le_campement.html

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«Coeurs migratoires»: un livre et un spectacle

«Coeurs migratoires» est un recueil de témoignages de 12 femmes vivant aujourd’hui à Genève, qui ont fait l’expérience de la migration et ont raconté leur parcours à d’autres genevoises, rédactrices bénévoles.

De ces rencontres coordonnées par F-Information et la Ville de Genève sont nés un livre puis un spectacle de la conteuse Casilda Regueiro mis en scène par Patrick Mohr. Rendez-vous le 8 mars au Théâtre du Galpon, dès 18h30, pour la présentation de l’ouvrage et la première à 20h du spectacle, en présence d’Esther Alder, Maire de Genève.

http://www.ville-geneve.ch/actualites/detail/article/1457022448-coeurs-migratoires-livre-spectacle/

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Bienvenue au Réfugistan

Un film d’Anne Poiret, 2016.

 » Près de 17 millions de personnes  – réfugiés, déplacés ou migrants – vivent dans des camps, un pays virtuel de la taille des Pays Bas. Leur nom ne figurent pourtant sur aucune carte. Le HCR et les ONG y ont développé un système à la fois efficace et absurde. Au Kenya, Tanzanie, Jordanie, à la frontière Grèce/Macédoine, ainsi qu’au siège du HCR à Genève, le film mène l’enquête sur ce gigantesque dispositif qui combine préoccupations humanitaires et gestion des indésirables dont les pays riches ne veulent à aucun prix... »

http://www.quarkprod.com/films/bienvenue-au-refugistan/#.V55j9KJsW-c

Monde des camps, monde parallèle, monde du « passage pérenne »…

Trois chiffres : 17 millions / 60ème pays le plus peuplé / 17 ans en moyenne

Citoyens d’un État parallèle, le HCR. Identité : réfugié. Nations d’exilés. Ceux en trop ailleurs « forment » nouveau pays.

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Théories intercontinentales

Ouvrage collectif sous la direction de Pascale Rabault-Feuerhahn, Demopolis, 2014, 318 p.

 » S’il est un courant qui a animé les sciences humaines au cours des dernières décennies, c’est bien celui des théories postcoloniales. Vaste nébuleuse discutée à travers le monde, leur essor doit beaucoup à quelques figures majeures qui ont en commun d’enseigner la littérature anglaise et comparée dans des universités anglo-saxonnes, principalement nord-américaines, tout en étant originaires d’autres continents. Ce livre collectif, coordonné et dirigé par Pascale Rabault-Feuerhahn, explore l’incidence des (auto-)biographies transculturelles des théoriciens postcoloniaux sur leur œuvre théorique, et plus particulièrement sur la comparaison littéraire qui en forme le cœur historique. De New York à Hong-Kong, d’Oxford à Yaoundé, les auteurs de l’ouvrage proviennent eux-mêmes d’horizons divers et témoignent ainsi en actes des voyages du comparatisme postcolonial. « 

http://www.demopolis.fr/livre-notice.php?Clef=60

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39 rue de Berne

Roman de Max Lobe, Éditions Zoé, 2013, 192 p.

 » A 16 ans, la mère de Dipita atterrit du Cameroun en Europe, où elle est brutalement plongée dans le monde de la prostitution. Depuis, elle se débrouille. Sa naïveté, sa générosité et sa beauté lui permettent de survivre, malgré un «camion de haine dans son ventre ». Elle raconte sa vie à Dipita, qui aime autant l’écouter que lui couper la parole pour continuer l’histoire lui-même. Dipita aime aussi son oncle et sa manière de vitupérer à longueur de journée les huiles de son pays, même si c’est lui qui a jeté sa mère dans les filets des « Philantropes-Bienfaiteurs ». Dipita aime encore celles qu’il appelle « ses mères » ; elles participent à son éducation, aux commérages et aux réunions de l’AFP (association des filles des Pâquis) et elles accepteront de manière déconcertante que leur petit Dipita devienne comme ça. Dans une langue haute en couleurs et inventive, le narrateur décrit avec finesse aussi bien la réalité des Africains sans papier que les paradoxes et les souffrances d’un tout jeune homme noir et homosexuel  »

Max Lobe, né en 1986 à Douala au Cameroun, vit en Suisse depuis 8 ans, où il a fait des études de communication et de management. Il travaille à Genève.

http://www.editionszoe.ch/livre/39-rue-de-berne

A retrouver ici : https://www.letemps.ch/culture/2016/07/22/bons-baisers-paquis